Épicure était un philosophe grec, fondateur de l'épicurisme, une école de pensée qui prône la recherche du bonheur par la sagesse, l'amitié et la modération. Il a vécu à Athènes et a influencé la pensée philosophique occidentale.
Thèmes majeurs
Hédonisme
Philosophie de la nature
Éthique
Amitié
Ataraxie
Matérialisme
Critique des superstitions
Recherche du bonheur
Chronologie
341
Naissance
Épicure est né à Samos, une île grecque.
306
Fondation du Jardin
Épicure fonde son école, le Jardin, à Athènes, où il enseigne sa philosophie.
270
Décès
Épicure meurt à Athènes, laissant un héritage philosophique durable.
Articles mentionnant Épicure (1)
Lecture de Déambulation dans les ruines de Michel Onfray
Je tiens d’abord à préciser que je suis un grand lecteur de Michel Onfray, que j’ai découvert avec le Traité d’athéologie. Je ne me souviens plus par quel biais j’en avais entendu parler, mais je l’ai acheté dès sa sortie en 2005. J’étais alors tout jeune ingénieur, fraîchement…
Livres de Épicure (2)
Lettre à Ménécée et autres oeuvres
-300
La Lettre à Ménécée constitue le texte le plus accessible par lequel Épicure nous a transmis les fondements de sa philosophie du bonheur. Adressée à un disciple, elle expose avec une concision remarquable les quatre remèdes – le tétrapharmakos – contre les principales causes de l'inquiétude humaine : la crainte des dieux, la peur de la mort, l'incapacité à atteindre le bien et la difficulté à supporter le mal. Épicure y développe sa célèbre distinction entre les désirs naturels et nécessaires, naturels mais non nécessaires, et les désirs vains engendrés par des opinions fausses. Seule la satisfaction des premiers garantit l'ataraxie – la tranquillité de l'âme – et l'aponie – l'absence de douleur corporelle – qui constituent pour lui le souverain bien. Sa philosophie, profondément matérialiste, s'appuie sur la physique atomiste de Démocrite pour libérer l'homme des superstitions religieuses : si l'âme est un assemblage d'atomes qui se dissout à la mort, la mort ne peut être crainte, car là où elle est, nous ne sommes plus. Complétée par la Lettre à Hérodote sur la physique, la Lettre à Pythoclès sur les phénomènes célestes et les Maximes capitales, cette édition restitue la cohérence d'une philosophie qui ne vise pas le plaisir débridé mais la sérénité obtenue par la raison, l'amitié et la contemplation philosophique.
Lettres, maximes et autres textes
2011
Épicure est le philosophe du plaisir : il proclame, contre les parangons de vertu, que le plaisir est à la fois le but de toutes nos activités et le critère auquel nous reconnaissons qu’elles sont bonnes. Pour nous en convaincre, il fallait qu’il soit un théoricien du juste calcul des plaisirs et des peines, et un penseur de l’amitié, condition de la félicité. Mais aussi un philosophe de la nature – parce qu’il n’y a pas de sérénité possible pour qui vit dans l’ignorance des causes, dans l’angoisse de la mort et dans la crainte superstitieuse des châtiments divins. Il nous enseigne ainsi que la philosophie est un tout, que l’éthique se fonde sur une véritable science du bonheur, et que le savoir lui-même, s’il ne nous rendait pas plus heureux, ne servirait à rien...
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