Michel Foucault était un philosophe, historien et théoricien social français. Il est connu pour ses travaux sur le pouvoir, la connaissance et la subjectivité, influençant de nombreux domaines tels que la sociologie, la philosophie et les études culturelles.

Thèmes majeurs

Pouvoir
Connaissance
Discours
Société
Subjectivité
Surveillance
Biopolitique
Histoire

Chronologie

1946

Entrée à l'École Normale Supérieure

Foucault commence ses études à l'École Normale Supérieure à Paris.

1961

Publication de 'Naissance de la clinique'

Foucault publie son premier ouvrage majeur, explorant l'histoire de la médecine et de la clinique.

1966

Publication de 'Les mots et les choses'

Cet ouvrage établit Foucault comme un penseur majeur en philosophie et en sciences humaines.

1975

Publication de 'Surveiller et punir'

Foucault analyse l'évolution des systèmes de punition et de contrôle social.

1976

Publication de 'La volonté de savoir'

Premier volume de l'Histoire de la sexualité, il aborde les relations entre pouvoir et sexualité.

1984

Décès

Michel Foucault décède le 25 juin 1984 à Paris.

Livres de Michel Foucault (4)

Image représentant une scène historique de folie et de déraison dans l'époque classique.

Folie et déraison. Histoire de la folie à l’âge Classique

1961
Thèse de doctorat soutenue en 1961 sous la direction de Georges Canguilhem, cette Histoire de la folie constitue l'œuvre fondatrice de Michel Foucault, celle dans laquelle s'élaborent les grandes intuitions qui traverseront toute son entreprise ultérieure. L'enquête archéologique porte sur un paradoxe central : pourquoi la modernité occidentale, qui se définit par l'avènement de la Raison, a-t-elle commencé par enfermer les fous ? Foucault montre que la Renaissance entretenait avec la folie un dialogue ambivalent mais fécond — la folie portait un sens mystérieux, comme en témoigne l'iconographie de la Nef des fous. L'époque classique rompt radicalement avec cette cohabitation : le Grand Renfermement du XVIIe siècle relègue les fous, avec les pauvres, les vagabonds et les libertins, dans les hôpitaux généraux, lieux de travail forcé et d'exclusion sociale. Ce n'est qu'à la fin du XVIIIe siècle, avec Pinel et Tuke, que la folie devient un objet médical proprement dit — mais cet affranchissement des chaînes cache une domination plus subtile, celle du regard psychiatrique qui impose sa vérité au malade. Foucault invite à considérer la naissance de la psychiatrie non comme un progrès humaniste mais comme un nouvel exercice du pouvoir sur la déviance, rendant impossible la parole de la folie que nos sociétés avaient d'abord choisi de faire taire.
Voir les détails de Folie et déraison. Histoire de la folie à l’âge Classique
L’archéologie du savoir

L’archéologie du savoir

1969
Archéologie : mot dangereux puisqu'il semble évoquer des traces tombées hors du temps et figées maintenant dans leur mutisme. En fait, il s'agit pour Michel Foucault de décrire des discours. Non point des livres (dans leur rapport à leur auteur), non point des théories (avec leurs structures et leur cohérence), mais ces ensembles à la fois familiers et énigmatiques qui, à travers le temps, se donnent comme la médecine, ou l'économie politique, ou la biologie. Ces unités forment autant de domaines autonomes, bien qu'ils ne soient pas indépendants, réglés, bien qu'ils soient en perpétuelle transformation, anonymes et sans sujet, bien qu'ils traversent tant d'œuvres individuelles. Et là où l'histoire des idées cherchait à déceler, en déchiffrant les textes, les mouvements secrets de la pensée, apparaît alors, dans sa spécificité, le niveau des 'choses dites' : leur condition d'apparition, les formes de leur cumul et de leur enchaînement, les règles de leur transformation, les discontinuités qui les scandent. Le domaine des choses dites, c'est ce qu'on appelle l'archive ; l'archéologie est destinée à en faire l'analyse.
Voir les détails de L’archéologie du savoir
Illustration historique sur la sexualité, évoquant la pensée de Michel Foucault.

Histoire de la sexualité

1976
"L’Histoire de la sexualité, articulée en trois volumes (La volonté de savoir, L’usage des plaisirs et Le souci de soi), prolonge les recherches entreprises avec L’archéologie du savoir et Surveiller et punir. Michel Foucault concentre ses analyses sur la constellation de phénomènes que nous désignons par le « sexe » et la sexualité. L’axe de cette entreprise n’est pas de s’ériger contre une « répression » de la sexualité afin de la « libérer », mais de montrer comment la vie sexuelle a enclenché une volonté systématique de tout savoir sur le sexe qui s’est systématisée en une « science de la sexualité », laquelle, à son tour, ouvre la voie à une administration de la vie sexuelle sociale, de plus en plus présente dans notre existence.Foucault fait ainsi l’archéologie des discours sur la sexualité (littérature érotique, pratique de la confession, médecine, anthropologie, psychanalyse, théorie politique, droit, etc.) depuis le XVIIIe siècle et, surtout, au XIXe, dont nous héritons jusque dans les postures récentes de « libération sexuelle ». L’attitude de censure et celle d’affranchissement se rencontrent finalement dans le même type de présupposé : le sexe serait cause de tous les phénomènes de notre vie comme il commanderait l’ensemble de l’existence sociale."--
Voir les détails de Histoire de la sexualité
Titre de l'image : Les anormaux - Michel Foucault.

Les anormaux

1999
Transcription de son cours au Collège de France de l'année 1974-1975, Les anormaux prolonge et radicalise l'enquête généalogique que Michel Foucault consacre aux mécanismes de pouvoir traversant le corps social moderne. L'ouvrage s'articule autour de trois figures historiques centrales — le monstre humain, l'individu à corriger, l'onaniste — dont Foucault retrace la construction progressive comme objets d'un savoir spécialisé et d'une intervention institutionnelle. Le monstre humain, figure juridico-naturelle héritée du Moyen Âge, se transforme progressivement en objet psychiatrique ; l'enfant à corriger devient la cible des pédagogies normalisatrices ; l'onaniste, figure éminemment moderne, concentre les angoisses médicales sur la sexualité enfantine. En reconstituant ces généalogies, Foucault montre que les catégories d'anormalité ne sont pas des découvertes objectives mais des productions historiques, engendrées par la rencontre entre des savoirs — psychiatrie, criminologie, pédagogie — et des institutions — hôpital, école, tribunal. Cette analyse éclaire la manière dont les sociétés modernes exercent leur pouvoir moins par la répression frontale que par la normalisation continue des conduites et des corps. Les enjeux contemporains de ces analyses demeurent considérables : ils interrogent les fondements de la psychiatrie légale, les catégories du normal et du pathologique, et les dispositifs disciplinaires qui fabriquent en permanence de nouveaux individus à corriger ou à traiter.
Voir les détails de Les anormaux

Discussion membre

Discussion et réponses

Connectez-vous pour lire la discussion membre et participer à la conversation autour de ce contenu.

Conversation réservée aux membres

La discussion autour de ce contenu est réservée aux membres connectés. Utilisez l'accès par e-mail sans mot de passe pour lire le fil et publier votre réponse.

Se connecter pour participer