Portrait de Pascal Bruckner, écrivain et philosophe français.

Pascal Bruckner

1944– • Français

Pascal Bruckner est un écrivain et essayiste français, né en 1944. Il est connu pour ses réflexions sur la société contemporaine et ses critiques de la modernité.

Pascal Bruckner est un romancier et essayiste français, d’origine suisse protestante, né à Paris le 15 décembre 1948. Après des études au Lycée Henri IV à Paris, à l’université de Paris I et de Paris VII, et à l’Ecole pratique des hautes études, Pascal Bruckner devient professeur invité à l’Université d’Etat de San Diego en Californie et à la New York University de 1986 à 1995. Maître de conférences à l’Institut d’études politiques de Paris de 1990 à 1994, il collabore également au Monde et au Nouvel Observateur. Romancier prolifique, on lui doit Lunes de fiel – adapté à l’écran par Roman Polanski – Les Voleurs de beauté – prix Renaudot en 1997 – et plus récemment L’Amour du prochain (2005).

Thèmes majeurs

La modernité
L'individualisme
La critique de la société
L'amour et le désir
Le bonheur
L'écologie
La mémoire
Le voyage

Chronologie

1977

Publication de 'Le Temps de la méfiance'

Premier ouvrage marquant de Pascal Bruckner, qui aborde les thèmes de la méfiance et de la désillusion.

1983

Publication de 'La Tentation de l'innocence'

Essai dans lequel Bruckner explore la notion de l'innocence dans la société moderne.

1995

Publication de 'L'Euphorie perpétuelle'

Un livre qui examine le bonheur et l'obsession de la quête du bonheur dans la culture contemporaine.

2006

Publication de 'La société de l'angoisse'

Bruckner analyse les peurs et les angoisses qui traversent la société moderne.

2010

Publication de 'La Fête des mères'

Un roman qui aborde les relations familiales et les dynamiques sociales.

Livres de Pascal Bruckner (1)

Sanglot de l'homme blanc : critique du colonialisme et de la culpabilité dans le Tiers-monde.

Le sanglot de l’homme blanc: Tiers-monde, culpabilité, haine de soi

1983
Depuis l'effondrement des empires coloniaux, l'Occident se consume d'une culpabilité lancinante vis-à-vis du monde extérieur, culpabilité que Pascal Bruckner diagnostique comme pathologie mentale collective. Cet essai, paru en 1983 dans le contexte de la réévaluation du tiers-mondisme français, démonte le mécanisme pervers du repentir occidental : en s'auto-fustigeant, les sociétés occidentales ne se libèrent pas mais renforcent une domination moralisante. Elles projettent sur les peuples du Sud une image figée, essentialisée, victimaire et infantilisante, reproduisant sous forme psychologique le paternalisme colonial qu'elles prétendent désavouer. Bruckner identifie l'absurdité de cette honte de soi systématisée : elle prétend honorer les non-Occidentaux en les enferrant dans l'immobilité de la victimité, en niant leur capacité d'agir historique et politique. Loin de constituer une solidarité authentique, cette flagellation morale perpétue une asymétrie des responsabilités et des pouvoirs. L'auteur défend une solidarité véritable, fondée sur l'égalité des nations et des personnes, libérée du complexe de culpabilité. Son approche redonne aux acteurs non-occidentaux leur dignité d'agents autonomes, combattant ainsi une forme insidieuse de racisme paternaliste déguisé en progressisme.
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