Le Coran, texte sacré de l’islam, présenté comme révélé directement par Allah par l’intermédiaire d’un ange au prophète Mahomet au VIIe siècle, est souvent au cœur de débats sur ses enseignements relatifs à la paix, à la violence et aux relations interreligieuses. Cet article vise à fournir une vue informative et équilibrée, en se basant sur des extraits sélectionnés du Coran (dans la traduction française classique de Muhammad Hamidullah).

Cet article se limite strictement au Coran et propose une sélection d’extraits pour permettre à quiconque de se faire une idée personnelle sur les thèmes de la paix, de la justice, du combat et des relations avec les non-musulmans.

Cet article n’aborde que le Coran lui-même. Il n’entre pas dans les commentaires traditionnels (tafsir), les hadiths (paroles et actes attribués au Prophète) ni la Sira (biographie du Prophète), qui constituent, selon les obédiences (sunnite, chiite, etc.), d’autres textes faisant partie du corpus religieux islamique et jouant un rôle majeur dans l’interprétation et la pratique de la foi. Ces textes supplémentaires varient en autorité et en contenu selon les branches de l’islam, et comportent généralement des éléments bien plus condamnables d’un point de vue moral occidental contemporain, notamment sur des questions comme l’esclavage, le statut des femmes, les punitions corporelles ou le traitement des apostats.

Les interprétations du Coran divergent fortement : que certains y voient principalement un message de paix et de miséricorde parait très curieux pour quiconque ouvrirait un Coran ne serait-ce que quelques pages au hasard. D’autres avanceront que les versets appelant au combat ou contenant des éléments violents ne concernent qu’un contexte historique précis : les guerres défensives menées par la communauté musulmane naissante à Médine contre les tribus mecquoises et certains clans juifs. Cet argument, bien qu’historiquement défendable, pose cependant un problème théologique majeur pour ceux qui considèrent le Coran comme un texte révélé universel et intemporel : si ces injonctions ne valent que pour une situation du VIIe siècle, comment concilier cela avec l’idée que chaque verset est valable « pour toute l’humanité jusqu’à la fin des temps » ? Cette tension est au cœur de nombreuses critiques et explique pourquoi certains lecteurs y voient des appels potentiellement applicables au-delà du contexte originel.

Lorsque le sujet de la violence dans l’islam est abordé, la réponse la plus courante des musulmans consiste à reprocher à leur interlocuteur un manque de connaissance ou une lecture hors contexte. Je propose donc ici de laisser parler le texte lui-même, en citant simplement quelques versets.

Le Coran est pourtant présenté comme le livre le plus clair et le plus eloquent jamais révélé, la parole littérale et parfaite d’Allah. Curiously, ce texte d’une limpidité supposée divine reste, pour le commun des mortels, d’une compréhension loin d’être immédiate. Il nécessite souvent l’intervention de savants patentés pour en démêler le sens véritable – ou pour en atténuer les passages gênants.

Il est vrai que le Coran peut sembler dire tout et son contraire : appels à la paix et à la miséricorde côtoient injonctions au combat et descriptions de châtiments sévères. Pour résoudre cette apparente contradiction, les exégètes invoquent le principe d’abrogation (naskh) : des versets révélés plus tard (généralement à Médine) abrogeraient ou modifieraient des versets antérieurs (souvent mecquois et plus pacifiques). Ce mécanisme, bien que reconnu, reste débattu quant à son ampleur et à son application.

Autre objection récurrente : toute traduction, y compris en français, trahirait inévitablement le sens original, car l’arabe coranique serait intraduisible dans sa perfection. On est alors en droit de s’interroger : pourquoi Allah, s’il voulait s’adresser à toute l’humanité pour l’éternité, a-t-il choisi de révéler son message final dans une langue tribale du VIIe siècle, à un prophète analphabète ne parlant que cet arabe-là ? Mystère. D’autant plus que ce même Dieu est censé avoir autrefois parlé directement aux Hébreux en hébreu et avoir fait naître Jésus dans cette même région aride du Proche-Orient, qu’il semble affectionner tout particulièrement.

Versets Souvent Cités Comme Promouvant la Paix

Ces versets sont fréquemment invoqués pour illustrer l’Islam comme une religion de miséricorde, de justice et de non-violence. Ils soulignent l’absence de contrainte en religion, la valeur de la vie humaine et l’appel à la réconciliation. Des érudits les voient comme des principes fondamentaux, applicables en temps de paix et encourageant la tolérance. Cependant, certains critiques arguent qu’ils sont conditionnels ou abrogés par des versets plus tardifs, et que la paix en Islam implique existe mais semble être conditionnée par la soumission à l’Islam.

  • Sourate 2 (La Vache), verset 256 : « Nulle contrainte en religion! Car le bon chemin s’est distingué de l’égarement. Donc, quiconque mécroit aux fausses idoles (Tâghût) tandis qu’il croit en Allah saisit l’anse la plus solide, qui ne peut se briser. Et Allah est Audient et Omniscient. »
  • Sourate 5 (La Table servie), verset 32 : « Pour cela, Nous avons prescrit aux Enfants d’Israël que quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes. Et quiconque lui fait don de la vie, c’est comme s’il faisait don de la vie à tous les hommes. En effet Nos Messagers sont venus à eux avec les preuves (évidentes). Et puis voilà, qu’en dépit de cela, beaucoup d’entre eux se mirent à commettre des excès sur la Terre. »
  • Sourate 5 (La Table servie), verset 8 : « Ô les croyants! Soyez stricts (dans vos devoirs) envers Allah et (soyez) des témoins équitables. Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injuste. Soyez justes, cela est plus proche de la piété. Et craignez Allah! Certes, Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. »
  • Sourate 8 (Le Butin), verset 61 : « Et s’ils inclinent à la paix, incline vers celle-ci (toi aussi) et place ta confiance en Allah. »
  • Sourate 41 (Les Versets détaillés), verset 34 : « La bonne action et la mauvaise ne sont pas pareilles. Repousse (le mal) par ce qui est meilleur; et voilà que celui avec qui tu avais une animosité devient tel un ami chaleureux. »
  • Sourate 60 (L’Éprouvée), verset 8 : « Allah ne vous défend pas d’être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allah aime les équitables. »
  • Sourate 2 (La Vache), verset 190 : « Combattez dans le sentier d’Allah ceux qui vous combattent, et ne transgressez pas. Certes. Allah n’aime pas les transgresseurs ! »
  • Sourate 21 (Les Prophètes), verset 107 : « Et Nous ne t’avons envoyé qu’en miséricorde pour l’Univers. »

Aparté sur les « associateurs » et les polythéistes

Dans le Coran, le terme « associateurs » (mushrikūn en arabe) désigne ceux qui commettent le shirk, le péché le plus grave aux yeux de l’islam : associer à Allah d’autres divinités, partenaires ou égaux dans l’adoration ou les attributs divins. Il s’agit essentiellement du polythéisme ou de l’idolâtrie.

Les associateurs classiques visés sont avant tout les Arabes païens de La Mecque, qui adoraient de multiples idoles aux côtés d’Allah. Ils sont les plus durement condamnés :

  • Sourate 9:5 (verset de l’épée) :
    « Après que les mois sacrés expirent, tuez les associateurs où que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade… »
  • Sourate 98:6 :
    « Les mécréants parmi les gens du Livre ainsi que les associateurs iront au feu de l’Enfer pour y demeurer éternellement. Ce sont eux les pires de la création. »
  • Sourate 5:82 :
    « Tu trouveras certainement que les Juifs et les associateurs sont les ennemis les plus acharnés des croyants… »

Les chrétiens, en raison de la doctrine de la Trinité et de la divinité attribuée à Jésus, sont également accusés de shirk, donc considérés comme des associateurs, même s’ils ne sont pas des polythéistes au sens idolâtre pur. Le Coran rejette explicitement la Trinité :

  • Sourate 5:72-73 :
    « Certes sont mécréants ceux qui disent : « Allah est le Messie, fils de Marie » … Certes sont mécréants ceux qui disent : « Allah est le troisième de trois ». Or il n’y a de divinité qu’une divinité unique. »
  • Sourate 4:171 :
    « Ô gens du Livre ! N’exagérez pas dans votre religion… Et ne dites pas « Trois ». Cessez ! Ce sera meilleur pour vous. Allah n’est qu’un Dieu unique. »

Juifs et chrétiens restent toutefois classés comme Gens du Livre (ahl al-kitāb), ce qui leur confère un statut distinct : ils ne sont pas visés par les versets les plus intransigeants réservés aux associateurs païens (comme 9:5), mais par d’autres règles, notamment le paiement de la jizya (impôt de protection spécifique aux monothéistes non-musulmans) en échange de la tolérance et de la protection :

  • Sourate 9:29 : « Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier… parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu’à ce qu’ils versent la capitation par leurs propres mains, en état d’humiliation ! »

Les non-monothéistes purs (associateurs idolâtres) n’ont, selon la lecture classique de ces versets, pas droit à cette option, donc c’est, en substance, la conversion ou la mort. Quant aux athées? Le Coran ne les mentionne pas mais il n’y a aucune raison de penser qu’ils seraient mieux traités que les associateurs, je crains qu’ils brûlent pour l’éternité en enfer:

Sourate 4 (Les Femmes), verset 56 : « Certes, ceux qui ne croient pas à Nos Versets, (le Coran) Nous les brûlerons bientôt dans le Feu. Chaque fois que leurs peaux auront été consumées, Nous leur donnerons d’autres peaux en échange afin qu’ils goûtent au châtiment. Allah est certes Puissant et Sage ! »

Les Juifs et Jésus, un sujet récurrent

Ces extraits évoquent le combat, les châtiments ou les relations tendues avec les non-musulmans. Ils sont souvent cités dans les critiques pour arguer d’une dimension belliqueuse, particulièrement envers les Juifs ou les polythéistes, vus comme ennemis dans un contexte historique de conflits à Médine. Les sourates 5 et 9 sont centrales pour les islamistes, car révélées tardivement et considérées comme doctrinalement prioritaires.

Pour un texte supposé exposer une nouvelle religion, le Coran traite énormément des Juifs, le terme « Banū Isrāʾīl » (Enfants d’Israël, désignant les Israélites bibliques) apparaît 44 fois, le mot « Yahūd » (Juifs) ou ses dérivés apparaît environ 11 fois, ce qui s’explique par le fait que les récits prophétiques directement tirés des textes juifs forment 25-30% du Coran total.

D’un autre coté, Jésus (appelé ʿĪsā ou ʿĪsā ibn Maryam – Jésus fils de Marie – en arabe) est mentionné de manière significative dans le Coran, plus souvent que le prophète Mahomet lui-même (nommé seulement 4 fois). Là aussi, c’est très curieux, pourquoi Dieu dans son texte révélé parle-t-il autant du passé? Dieu semblait pourtant être persuadé initialement d’avoir choisi le bon peuple avec les Israélites, puis si ce n’est avoir engendré, du moins guidé Jésus. Bizarre donc de le voir ensuite mettre dans la bouche de Mahomet autant de versets contre Juifs et Chrétiens.

Car c’est très clair: les « Gens du Livre » – Juifs et Chrétiens – sont donc à punir pour avoir altéré les Écritures:

  • Sourate 3 (La Famille d’Imran), verset 71 : « Ô gens du Livre ! Pourquoi mêlez-vous le faux au vrai et cachez- vous sciemment la vérité ? »
  • Sourate 5 (La Table servie), verset 82 : « Tu trouveras certainement que les Juifs et les associateurs sont les ennemis les plus acharnés des croyants. Et tu trouveras certes que les plus disposés à aimer les croyants sont ceux qui disent: ‘Nous sommes chrétiens.’ C’est qu’il y a parmi eux des prêtres et des moines, et qu’ils ne s’enflent pas d’orgueil. »
  • Sourate 8 (Le Butin), versets 38-39 : « Dis à ceux qui ne croient pas que, s’ils cessent, on leur pardonnera ce qui s’est passé. Et s’ils récidivent, (ils seront châtiés) ; à l’exemple de (leurs) devanciers. » / « Et combattez-les jusqu’à ce qu’il ne subsiste plus d’association, et que la religion soit entièrement à Allah. Puis, s’ils cessent (ils seront pardonnés car) Allah observe bien ce qu’ils œuvrent. »
  • Sourate 9 (Le Repentir), verset 5 : « Après que les mois sacrés expirent, tuez les polythéistes où que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. Si ensuite ils se repentent, accomplissent la prière (As-Salât) et acquittent l’aumône (Az-Zakât), alors laissez-leur la voie libre, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux. »
  • Sourate 9 (Le Repentir), verset 29 : « Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n’interdisent pas ce qu’Allah et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu’à ce qu’ils versent la capitation par leurs propres mains, en état d’humiliation ! »
  • Sourate 9 (Le Repentir), verset 74 : « Ils jurent par Allah qu’ils n’ont pas dit (ce qu’ils ont proféré), alors qu’en vérité ils ont dit la parole de la mécréance et ils ont rejeté la foi après avoir été musulmans. Ils ont projeté ce qu’ils n’ont pu accomplir. Mais ils n’ont pas de reproche à faire si ce n’est qu’Allah – ainsi que Son Messager – les a enrichis par Sa grâce. S’ils se repentaient, ce serait mieux pour eux. Et s’ils tournent le dos, Allah les châtiera d’un douloureux châtiment, ici-bas et dans l’au-delà; et ils n’auront sur Terre ni allié ni secoureur. »

Des érudits musulmans insistent cependant sur le caractère défensif et proportionné de ces violences, affirmant que le Coran interdit la violence contre les innocents et promeut la paix comme idéal. Ce degré d’érudition est manifestement proche de la sainteté pour voir de la paix et de l’amour dans ces versets.

Autres Versets sur la Violence et les Châtiments

Pour une vue plus complète, voici d’autres extraits souvent débattus, axés sur le combat défensif ou les punitions.

  • Sourate 4 (Les Femmes), verset 89 : « Ils aimeraient vous voir mécréants comme ils ont mécru : alors vous seriez tous égaux ! Ne prenez donc pas d’alliés parmi eux, jusqu’à ce qu’ils émigrent dans le sentier d’Allah. Mais s’ils tournent le dos, saisissez-les alors, et tuez-les où que vous les trouviez ; et ne prenez parmi eux ni allié ni secoureur. »
  • Sourate 8 (Le Butin), verset 12 : « Et ton Seigneur révéla aux Anges : « Je suis avec vous : affermissez donc les croyants. Je vais jeter l’effroi dans les cœurs des mécréants. Frappez donc au-dessus des cous et frappez-les sur tous les bouts des doigts. »
  • Sourate 47 (Mahomet), verset 4 : « Lorsque vous rencontrez (au combat) ceux qui ont mécru frappez-en les cous. Puis, quand vous les avez dominés, enchaînez-les solidement. Ensuite, c’est soit la libération gratuite, soit la rançon, jusqu’à ce que la guerre dépose ses fardeaux. Il en est ainsi. Si Allah voulait, Il se vengerait Lui-même d’eux, mais c’est pour vous éprouver les uns par les autres. Et ceux qui seront tués dans le chemin d’Allah, Il ne rendra jamais vaines leurs actions. »
  • Sourate 5 (La Table servie), verset 33 : « La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager, et qui s’efforcent de semer la corruption sur la terre, c’est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou que soient coupées leur main et leur jambe opposées, ou qu’ils soient expulsés du pays. Ce sera pour eux l’ignominie ici-bas ; et dans l’au-delà, il y aura pour eux un énorme châtiment. »
  • Sourate 9 (Le Repentir), verset 73 : « Ô Prophète, lutte contre les mécréants et les hypocrites et sois rude avec eux ; leur refuge sera l’Enfer, et quelle mauvaise destination ! »
  • Sourate 48 (La Victoire éclatante), verset 29 : « Muhammad est le Messager d’Allah. Et ceux qui sont avec lui sont durs envers les mécréants, miséricordieux entre eux. »

Ça commence à faire beaucoup…

Contexte et Débats

La révélation du Coran s’est étendue sur environ 23 ans (de 610 à 632 apr. J.-C.), divisée en deux grandes périodes principales, liées à la vie du prophète Mahomet. Les versets pacifiques sont souvent révélés à La Mecque, période pendant laquelle la communauté musulmane naissante était une minorité faible et persécutée. En 622, face à l’intensification des persécutions et un complot d’assassinat, Mahomet et ses fidèles émigrent à Médine où la communauté musulmane devient une force politique et militaire organisée. Les versets plus combatifs ou violents sont révélés durant cette période et ajoutés au Coran. Les sourates révélées alors (dites médinoises, environ 28) sont plus longues, avec des versets étendus traitant de législation, organisation sociale et règles de guerre. Le Coran lui-même mentionne l’abrogation (2:106 ; 16:101) : un verset peut remplacer ou modifier un précédent pour s’adapter à l’évolution de la communauté.

Sur l’abrogation, la majorité des érudits musulmans rejettent l’idée que tous les versets pacifiques sont annulés, insistant sur une lecture holistique où la paix prime, les versets ne s’annulent pas mais coexistent, chacun s’appliquant selon que la situation est une période de paix ou de conflit armé. Sauf on l’a vu, pour etre honnete, le Coran parle effectivement de paix… une fois que le monde entier sera soit converti soit dominé ou esclavagisé. La paix islamique requiert la domination de l’islam, reléguant les non-musulmans à un statut inférieur (dhimmi) et le massacre des polythéistes et athées. Du pacifisme, vraiment?

Les Juifs dans tous les cas sont dépeints comme ennemis héréditaires. On pourra expliquer avec de longues circonvolutions que les critiques des Juifs sont contextuelles : le Coran critique des groupes spécifiques pour leurs actions, pas les Juifs en tant que race, et encourage la coexistence avec les non-agressifs. Je vous laisse relire les versets au-dessus pour en juger, ils me semblent qu’ils traitent des « gens du Livre » et des « Juifs » en général.

Pour vous forger votre propre opinion, je vous invite à consulter le texte complet du Coran : des dizaines de traductions françaises (et dans d’autres langues) sont librement accessibles en ligne, souvent avec le texte arabe en parallèle. Comparez plusieurs versions (Hamidullah, Denise Masson, Régis Blachère, etc.) pour saisir les nuances.

Si vous souhaitez aller plus loin dans la compréhension de la religion islamique telle qu’elle est pratiquée et interprétée, lisez également des recueils de hadiths authentifiés (Sahih Boukhari, Sahih Muslim, par exemple) ainsi que la Sira (biographie traditionnelle du prophète Mahomet). Ces textes, considérés comme fondamentaux par la grande majorité des musulmans, ajoutent des couches interprétatives importantes. Malheureusement, du point de vue des normes morales et éthiques occidentales contemporaines, ils confortent souvent les aspects les plus problématiques du Coran et y ajoutent des éléments supplémentaires qui apparaissent aujourd’hui comme profondément arriérés ou incompatibles avec les droits humains modernes.

Extraits du Coran : Versets sur la Paix et la Violence pour se Former une Opinion

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