Anima
Positionnement idéologique
« L'histoire de l'âme est l'histoire de l'idée que l'homme se fait de lui-même face à la mort. Des premiers hommes qui découvrent les cycles de la nature aux derniers que nous sommes qui envisagent le posthumain en dehors de la vie sur terre, en passant par les hommes des pyramides, de l'agora, du forum, de l'église, avant d'en arriver à celui du supermarché planétaire, c'est cette odyssée que je me propose de raconter. De l'âme immatérielle à l'âme numérique, tout converge vers la possibilité d'un posthumain inaugural de l'inhumain. Cet avenir est déjà notre présent. » Michel Onfray Véritable enquête philosophique construite comme un roman policier, Anima est le premier volume d'une réflexion consacrée à l'homme et au posthumain. Il sera suivi de Barbarie, qui examinera la nature de cet avenir qui se dessine. Michel Onfray est traduit dans vingt-cinq pays et auteur de plus d'une centaine de livres. Il anime une webtv (michelonfray.com) et a récemment cofondé avec Stéphane Simon la revue Front populaire.
Michel Onfray est un philosophe français né en 1959, auteur d’une vaste saga philosophique intitulée Brève Encyclopédie du Monde. Cette encyclopédie entend repenser l’histoire de la pensée humaine à partir d’un matérialisme hédoniste cohérent, en explorant successivement le cosmos, la décadence, la sagesse et l’âme.
À propos de ce livre
Publié en 2022, Anima — Vie et mort de l’âme : de Lascaux au transhumanisme est une enquête philosophique sur l’histoire du concept d’âme, depuis les premières représentations rupestres jusqu’aux promesses du transhumanisme. Onfray montre que l’histoire de l’âme est l’histoire de l’idée que l’homme se fait de lui-même face à la mort. De l’âme immatérielle des religions à l’âme numérique des ingénieurs du futur, tout converge vers une même question : qu’est-ce qui survit de nous après la mort ?
Résumé chapitre par chapitre
Lascaux : les premières représentations de l’âme
Onfray commence aux origines : les peintures rupestres de Lascaux témoignent déjà d’une conscience de la mort et d’un désir de survie. Ces premières images sont les premiers signes de l’âme humaine — non pas comme réalité métaphysique, mais comme réponse symbolique à la finitude.
L’âme dans les grandes religions
Du chamanisme primitif aux grands monothéismes, Onfray retrace comment les différentes civilisations ont conceptualisé l’âme : l’âme égyptienne et ses multiples composantes, l’âme grecque (psyché, pneuma, thymos), l’âme chrétienne immortelle et jugée, l’âme islamique. Chaque conception reflète une vision du monde et un rapport particulier à la mort.
La philosophie matérialiste contre l’âme
Les matérialistes — Épicure, Lucrèce, La Mettrie — ont systématiquement combattu l’idée d’une âme immatérielle et immortelle. Onfray retrace cette tradition marginalisée qui affirme que l’âme est mortelle, que la conscience est corporelle, et que la mort est la fin de tout — sans tragédie ni espoir de résurrection.
Le transhumanisme : l’âme numérique
La conclusion porte sur le transhumanisme et ses promesses d’immortalité numérique : téléchargement de la conscience, cryogénisation, intelligence artificielle superintelligente. Onfray analyse cette utopie technologique comme la dernière métamorphose du vieux désir humain d’échapper à la mort — une religion post-chrétienne qui reconduit les vieux mythes sous une apparence scientifique.
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