Grandeur du petit peuple
Positionnement idéologique
« La France est plus que jamais coupée en deux : non pas la droite et la gauche, non pas les libéraux et les anti-libéraux, non pas les progressistes et les souverainistes, mais d'une part ceux sur lesquels s'exerce le pouvoir, que je nomme le peuple, et d'autre part ceux qui exercent le pouvoir, les élites comme il est dit. Soyez résolus de ne plus servir et vous voilà libres ! Ce mot de La Boétie doit devenir l'impératif catégorique d'une gauche libertaire et populaire, populiste même si l'on veut, car il n'y a que deux côtés de la barricade, et je ne crains pas de dire que j'ai choisi le camp du peuple contre le camp de ceux qui l'étranglent. » Michel Onfray
Michel Onfray est un philosophe français né en 1959, penseur du peuple et des oubliés de la mondialisation libérale. Contre les élites médiatiques et politiques qui ont tourné le dos aux classes populaires, il défend une philosophie du commun fondée sur la dignité du travail, la justice sociale et l’enracinement local.
À propos de ce livre
Publié en 2020, Grandeur du petit peuple — Heurs et malheurs des Gilets Jaunes est un journal philosophique rédigé à chaud, du début du mouvement en octobre 2018 jusqu’à la mi-2019. Sans réécriture ni recul académique, Onfray consigne ses réflexions jour après jour, défendant la légitimité de ce soulèvement populaire contre ses détracteurs médiatiques et politiques. L’ouvrage est une critique argumentée de la gestion du mouvement par des élites entièrement acquises aux intérêts de l’Europe libérale maastrichtienne.
Résumé chapitre par chapitre
Naissance d’une révolte populaire
Onfray analyse les conditions économiques et sociales qui ont engendré la révolte des Gilets Jaunes : la hausse des carburants, la paupérisation des classes moyennes périurbaines, le sentiment d’abandon par une classe politique coupée des réalités populaires. Il voit dans ces manifestants les héritiers d’une longue tradition de résistance du peuple français contre les pouvoirs arbitraires.
Les élites contre le peuple
Le philosophe décortique la stratégie des médias dominants et du pouvoir politique face aux Gilets Jaunes : criminalisation du mouvement, silence sur les violences policières, caricature des manifestants. Cette gestion révèle, selon lui, le mépris profond des classes dirigeantes pour le peuple qu’elles prétendent représenter.
L’Europe maastrichtienne comme horizon fermé
La charge contre l’Union européenne est permanente dans ce journal. Onfray voit dans les politiques libérales imposées par Bruxelles la cause structurelle du malaise social français : désindustrialisation, concurrence déloyale, démantèlement des services publics. Les Gilets Jaunes incarnent, à ses yeux, la résistance populaire à ce modèle.
La grandeur politique du peuple
Contre ceux qui voient dans les Gilets Jaunes une jacquerie sans programme ni avenir, Onfray défend leur grandeur politique : sens de la justice, intelligence collective, dignité dans l’adversité. Ce peuple qui se lève sans chef ni parti démontre que la démocratie directe est encore possible contre les oligarchies représentatives.
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