L’étrange suicide de l’Europe: Immigration, identité, Islam

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L’ouvrage défend une lecture civilisationnelle de l’immigration (démographie, identité, islam), critique le multiculturalisme et la culpabilité occidentale, et plaide pour un recentrage sur la continuité culturelle, l’intégration exigeante et la maîtrise des flux migratoires. Le cadre d’analyse, les priorités et les solutions implicites s’alignent avec une sensibilité conservatrice identitaire plutôt que centriste.

The Strange Death of Europe est un récit personnel et polémique où Douglas Murray décrit une Europe engagée, selon lui, dans un processus d’autodestruction. Il y analyse la combinaison d’une démographie en déclin, d’une immigration massive et d’une perte de confiance culturelle qui rendraient les Européens incapables de défendre leur civilisation. À travers ses voyages — de Lampedusa à Berlin, de Paris à la Scandinavie — Murray observe les effets concrets du multiculturalisme, des revirements politiques comme celui d’Angela Merkel, de l’absence de politiques de retour et d’un climat marqué par les attentats et l’érosion des libertés. L’ouvrage s’achève sur deux scénarios possibles pour l’avenir du continent, l’un optimiste, l’autre sombre, laissant ouverte la question du destin d’une civilisation peut-être vouée, comme le suggérait Spengler, à la naissance, au déclin puis à la disparition.

Ce livre, de Douglas Murray, en Anglais The Strange Death of Europe: Immigration, Identity, Islam est un compte rendu du processus par lequel l’Europe est en voie de devenir un « non-lieu » (selon le sens grec original du mot utopie).

Voici un résumé du livre chapitre par chapitre, basé sur les extraits fournis :

Introduction

L’auteur affirme que l’Europe est en train de se suicider, ou du moins que ses dirigeants ont pris la décision de le faire. Il s’agit d’une autodestruction de la civilisation européenne telle que nous la connaissons, de sorte que d’ici la fin de la vie de la plupart des gens actuellement en vie, l’Europe ne sera plus l’Europe. L’Europe manque de volonté pour se reproduire, se défendre ou même prendre son propre parti dans une dispute.

Cette maladie actuelle est due à deux facteurs concomitants :

  1. Le mouvement de masse des populations vers l’Europe. Commencé après la Seconde Guerre mondiale à cause des pénuries de main-d’œuvre, ce processus a transformé l’Europe – le foyer des peuples européens – en un foyer pour le monde entier. Les Européens ont prétendu que cela pouvait fonctionner, en insistant sur la normalité de l’immigration ou sur l’intégration future des générations suivantes.
  2. La perte de confiance simultanée de l’Europe dans ses croyances, ses traditions et sa légitimité. L’Europe est profondément accablée par la culpabilité de son passé et souffre d’une fatigue existentielle, avec le sentiment que son histoire est épuisée.

L’auteur a mené ses recherches en voyageant à travers le continent, des îles du sud-est de la Grèce et du sud de l’Italie jusqu’au nord de la Suède, s’entretenant avec le public, les politiciens, les gardes-frontières, les agences de renseignement et les nouveaux arrivants.

Chapitre 1 : The beginning (Le commencement)

Ce chapitre examine l’ampleur et la rapidité des changements en Europe, en prenant l’exemple du Royaume-Uni. Le recensement de 2001 en Angleterre et au Pays de Galles prédisait que les Britanniques blancs deviendraient minoritaires dans leur propre capitale (Londres) d’ici la fin de la décennie, et que la population musulmane doublerait en dix ans.

Le discours d’Enoch Powell, dit des « Rivers of Blood » (Rivières de sang), avertissait des conséquences d’une immigration continue sur l’identité et les services publics (hôpitaux, écoles). Plus tard, des personnalités comme Barbara Roche, ministre de l’Asile et de l’Immigration sous Tony Blair, ont cherché à transformer complètement la société britannique. Roche considérait les restrictions contemporaines à l’immigration comme « racistes » et affirmait que l’immigration était toujours une bonne chose, refusant l’expulsion des demandeurs d’asile parce que « Le renvoi prend trop de temps, et c’est émotionnel ».

Chapitre 2 : How we got hooked on immigration (Comment nous sommes devenus dépendants de l’immigration)

Après la Seconde Guerre mondiale, tous les pays d’Europe occidentale ont mis en place ou encouragé des programmes de « travailleurs invités » (gastarbeiter) pour combler les pénuries de main-d’œuvre, attirant des travailleurs notamment de Turquie, d’Afrique du Nord et des anciennes colonies.

Une partie de cet afflux était liée à la décolonisation, où les anciens citoyens (comme les Algériens dans le cas français) étaient considérés comme ayant droit à une priorité. Même après la fin officielle de ces accords (comme entre l’Allemagne et la Turquie en 1973), les gens ont continué à venir. En France, même Charles de Gaulle reconnaissait en privé que l’ouverture à d’autres races ne pouvait fonctionner que si elles restaient une « petite minorité ».

Chapitre 3 : The excuses we told ourselves (Les excuses que nous nous sommes racontées)

Les gouvernements européens ont imposé l’immigration de masse sans l’approbation du public en utilisant des arguments moraux et technocratiques variés.

  • Arguments économiques : On prétendait que l’immigration était un bénéfice économique nécessaire pour les sociétés vieillissantes et qu’elle rendait les sociétés plus riches et plus culturées. Les tentatives de prouver ce bénéfice reposaient souvent sur un tour de passe-passe consistant à présenter les migrants très éduqués issus des pays du premier monde (comme les entrepreneurs français) comme la norme, alors que la plupart des migrants arrivés après la Seconde Guerre mondiale étaient peu éduqués. Une étude largement citée de l’UCL, qui prétendait que les migrants récents contribuaient positivement, se concentrait sur les migrants de l’Espace économique européen; le rapport complet a révélé que l’immigration a coûté au Royaume-Uni plus de 100 milliards de livres sterling entre 1995 et 2011.
  • Sociétés vieillissantes : L’argument selon lequel l’immigration est nécessaire pour soutenir les personnes âgées est critiqué, car les immigrés vieillissent eux aussi. Cette approche devient un problème à long terme plus important, nécessitant un besoin constant d’importer de plus en plus de migrants, tel un système pyramidal.
  • Enrichissement culturel : L’idée que la diversité augmente sans cesse avec le nombre de migrants est contestée. Par exemple, le plaisir tiré de la nourriture turque n’augmente pas avec l’arrivée de 100 000 personnes supplémentaires.
  • Inéluctabilité : L’argument fataliste selon lequel la mondialisation rend l’immigration inarrêtable est la justification finale. Cependant, l’auteur note que ce n’est que lorsque le niveau de vie augmente (même modestement) que la migration de masse commence réellement, car les personnes vraiment pauvres n’ont pas les moyens de payer les passeurs.

Chapitre 4 : ‘Welcome to Europe’ (Bienvenue en Europe)

Ce chapitre se concentre sur Lampedusa, l’île la plus méridionale de l’Italie, qui est la première étape du voyage pour des milliers de personnes. L’île a une histoire de dépeuplement et de repeuplement, et aujourd’hui, bien qu’elle soit un lieu dont les jeunes Italiens ambitieux voudraient s’échapper, des milliers de personnes risquent leur vie pour y arriver chaque jour.

Après leur arrivée, les migrants se comportent de manière variable : certains font des achats, beaucoup achètent des cartes téléphoniques pour organiser la prochaine phase de leur voyage vers l’Europe. La prédominance écrasante de jeunes hommes est frappante, souvent venus pour leurs familles, espérant envoyer de l’argent et faire venir leurs proches.

Chapitre 5 : ‘We have seen everything’ (Nous avons tout vu)

Ce chapitre relate les expériences des migrants arrivant sur les îles grecques. Suite à la décision de la chancelière Merkel en 2015, les migrants se rendaient de la Turquie aux îles grecques. Sur l’île de Lesbos, les autorités locales étaient débordées, et les migrants recevaient des papiers pour la suite de leur voyage vers le continent en environ deux jours.

Un père afghan raconte son histoire : il a fui avec sa famille parce que les Talibans l’ont kidnappé, torturé et violé à plusieurs reprises lorsqu’il a refusé de coopérer à un plan visant à empoisonner des enfants dans des écoles. Le frère cadet de l’homme a dit : « Nous sommes Afghans. Nous avons tout vu. Les coupures de têtes. Les corps morts. Tout ».

Les Afghans se sentaient défavorisés par rapport aux Syriens, à qui l’invitation de Merkel accordait la suspension de la nécessité de prouver leur droit d’asile. Ils soulignaient que l’Afghanistan était en guerre depuis quinze ans, pas seulement cinq ans comme la Syrie.

Chapitre 6 : Multiculturalism (Multiculturalisme)

En 2015, la déclaration d’Angela Merkel « Wir schaffen das » (Nous pouvons le faire) tenait l’existence d’un « nous » pour acquis, malgré les questions profondes sur l’identité européenne. Pourtant, en 2010, Merkel avait déclaré que l’approche consistant à construire une société multiculturelle et à vivre côte à côte avait « échoué, totalement échoué », et que l’intégration était vitale.

D’autres dirigeants européens ont suivi, critiquant le multiculturalisme comme une politique parrainée par l’État qui encourage les gens à vivre des vies parallèles avec des coutumes contraires aux lois du pays hôte. Pour devenir multiculturels, les pays européens ont dû se dénigrer et se présenter comme uniquement racistes.

Bassam Tibi, un universitaire syrien immigré en Allemagne, avait proposé le concept de leitkultur (culture de base), visant une société multi-ethnique unie autour de concepts libéraux fondamentaux, comme l’État de droit et les droits de l’homme.

Ce chapitre introduit la peur du « Grand Remplacement » (Le Grand Remplacement) conceptualisée par Renaud Camus. L’exemple du quartier de Saint-Denis à Paris, lieu historique (nécropole des rois de France et lieu de la victoire de Charles Martel sur les armées musulmanes en 732), est utilisé. Aujourd’hui, Saint-Denis ressemble plus à l’Afrique du Nord qu’à la France, avec une forte population musulmane (environ 30 %) et une population juive divisée par deux.

L’afflux de populations a changé l’apparence et la culture de la France, comme ailleurs. Le roman dystopique de Jean Raspail de 1973, Le Camp des Saints, dépeignait une Europe submergée par la migration de masse du tiers monde, une vision qui est restée dans la conversation européenne souterraine malgré le rejet initial.

Chapitre 7 : They are here (Ils sont là)

Alors que Merkel reconnaissait en 2010 l’échec du multiculturalisme avec environ 50 000 demandes d’asile par an, en 2015 elle a autorisé jusqu’à 1,5 million de personnes à entrer en Allemagne en une seule année. Cet afflux de migrants s’est produit dans un modèle d’intégration que tous les dirigeants politiques avaient déjà reconnu comme un échec.

Le débat public était souvent muselé. En Suède, en 2015, Ingrid Lomfors a déclaré que l’immigration n’était pas nouvelle, que tout le monde était un migrant, et qu’il n’existait de toute façon pas de culture suédoise.

L’affaire Salman Rushdie (1989) avait déjà montré que la migration de masse importait des points de vue sociaux et religieux en Europe, obligeant la Grande-Bretagne à suivre un « cours accéléré sur les règles de l’Islam ».

Chapitre 9 : Early-warning sirens (Sirènes d’alerte précoce)

Des signaux d’alarme retentissaient dans toute l’Europe concernant l’impact de l’immigration sur les libertés libérales. L’auteur gay Bruce Bawer a remarqué l’augmentation des agressions homophobes par des hommes musulmans à Amsterdam, un problème que les groupes de défense des droits des homosexuels refusaient de dénoncer.

Les attentats de 2015 contre Charlie Hebdo à Paris et la fusillade contre la réunion de soutien au caricaturiste Lars Vilks à Copenhague (qui a également ciblé une synagogue) ont souligné que l’immigration de masse du tiers monde importait des vues sociales et religieuses incompatibles avec la libre expression européenne, entraînant une augmentation de l’antisémitisme et des attaques contre les homosexuels.

Chapitre 10 : The tyranny of guilt (La tyrannie de la culpabilité)

La mort d’Aylan Kurdi en 2015 a provoqué une réaction d’« honte de l’Europe ». Cette crise a été exploitée par une auto-absorption morale obsédée par la culpabilité. L’eurodéputée suédoise Cecilia Wilkstrom a comparé le fait de ne pas offrir de voies légales et sûres aux migrants à l’Holocauste.

Cette culpabilité historique incessante rend les Européens le parti coupable même lorsqu’ils sont victimes. Un homme politique norvégien de gauche, brutalement violé par un réfugié somalien, a exprimé de la « culpabilité et de la responsabilité » quant au renvoi de son violeur en Somalie.

Chapitre 11 : The pretence of repatriation (La simulation du rapatriement)

La crise migratoire a remis en question l’accord de Schengen. Après les attentats coordonnés de Paris en novembre 2015, qui ont révélé que l’un des terroristes avait utilisé un faux passeport syrien pour entrer en Europe en tant que demandeur d’asile, l’appétit public pour des frontières poreuses a diminué.

Malgré cela, Jean-Claude Juncker a insisté sur le fait qu’il n’y avait « aucune raison de revoir les politiques européennes en matière de réfugiés ». Cependant, même la Suède a annoncé des contrôles d’identité à ses frontières.

La France a souvent eu recours à des débats symboliques (comme l’interdiction du voile ou du burkini) pour montrer qu’elle agissait, tout en évitant les questions plus vastes et insolubles de l’immigration de masse.

Chapitre 12 : Learning to live with it (Apprendre à vivre avec)

L’été 2016 a été marqué par des attaques quasi quotidiennes en Europe, certaines menées par des arrivants récents (un demandeur d’asile pakistanais avec une hache en Bavière, un Syrien à Ansbach) et d’autres par des citoyens nés en Europe (l’assassinat du Père Jacques Hamel en France).

Ces événements ont révélé que la cible des attaques s’était élargie, ne visant plus « seulement les Juifs, les écrivains ou les caricaturistes ».

Un sondage de juillet 2016 a montré qu’un pourcentage étonnamment faible d’Européens pensaient que l’immigration avait eu un impact positif sur leur pays (36 % au Royaume-Uni, 18 % en Allemagne, 10-11 % en Italie, France et Belgique).

Chapitre 13 : Tiredness (Fatigue)

Ce chapitre explore la notion allemande de Geschichtsmüde (« lassitude de l’histoire »), une fatigue existentielle ressentie par les Européens face au poids de leur passé et à la perte de sens.

Cette lassitude provient de la dissolution des fondements culturels (la critique textuelle de la Bible, le darwinisme, qui a fourni la première explication du monde sans besoin de Dieu). Les catastrophes du XXe siècle (fascisme, communisme) ont de plus détruit la foi en l’homme lui-même et en toute idéologie.

La philosophe Chantal Delsol a comparé l’Européen moderne à Icare Déchu (Icarus Fallen), ayant survécu à l’échec de tous les grands rêves.

Les pays d’Europe de l’Est ont conservé un « sens de la dimension tragique de la vie » que l’Occident a perdu, ce qui explique pourquoi des dirigeants comme le Premier ministre slovaque Robert Fico, face à la politique migratoire, ont affirmé : « J’ai le sentiment que nous commettons maintenant un suicide rituel dans l’UE et que nous nous contentons de regarder ».

Chapitre 14 : We’re stuck with this (Nous sommes coincés avec cela)

Après l’arrestation de Salah Abdeslam (meneur des attaques de Paris) à Molenbeek (Bruxelles), des « jeunes » locaux l’ont acclamé en héros. Un conseiller municipal belge a révélé que 90 % des élèves de 17-18 ans dans les zones majoritairement musulmanes appelaient les terroristes des « héros ».

Ces révélations, après chaque acte terroriste, sont aussi responsables que les attaques elles-mêmes du changement d’humeur en Europe, car elles soulèvent la question de la relation entre les extrémistes et la population issue de la même origine.

Chapitre 16 : The feeling that the story has run out (Le sentiment que l’histoire est épuisée)

L’auteur explore l’idée que la vie dans les démocraties libérales occidentales est « mince ou peu profonde » et a perdu son sens du but. Les questions fondamentales (« À quoi sert ma vie ? ») restent sans réponse par la culture libérale moderne.

La société européenne étant un vide spirituel et culturel, les nouveaux arrivants comblent ce vide. Le ministre belge de la Justice a prédit en 2016 que les musulmans « très bientôt » seraient plus nombreux que les chrétiens en Europe.

De nombreux convertis à l’Islam racontent avoir choisi cette religion après avoir réalisé que leur existence — souvent centrée sur la fête et la consommation — manquait de sens. L’Islam offre des certitudes, tandis que la culture européenne n’offre au mieux que : « Trouvez votre sens où vous voulez », ou au pire : « Votre existence est insignifiante dans un univers insignifiant ».

Chapitre 17 : The end (La fin)

Un an après la crise de 2015, les arrivées de migrants en Italie augmentaient toujours, et les patrouilles navales continuaient à « sauver » des milliers de personnes près des côtes nord-africaines.

En Allemagne, un député soutenant Merkel a minimisé l’arrivée d’un million de personnes, affirmant que c’était « pas un grand chose ». Les histoires de vies transformées de manière aléatoire et irrévocable (comme le viol d’une enfant irakienne par un migrant pakistanais dans un centre d’asile à Berlin et le père de la victime abattu par la police en cherchant à se venger) sont devenues monnaie courante dans la « nouvelle Allemagne ».

Chapitre 18 : What might have been (Ce qui aurait pu être)

L’auteur soutient que la crise migratoire aurait pu être gérée différemment si les dirigeants européens avaient compris l’équilibre entre les vertus concurrentes : la miséricorde et la justice. La miséricorde a triomphé, mais ce n’était pas un acte de véritable miséricorde que d’encourager les gens à traverser le monde vers un continent sans logements ni emplois, où ils seraient de moins en moins désirés.

Selon la vision conservatrice d’Edmund Burke, la société est un pacte entre les morts, les vivants et ceux à naître, et la génération actuelle n’a pas le droit de transformer entièrement la société pour son propre confort.

Les dirigeants n’ont réussi à transformer le continent qu’en mentant au public ou en cachant leurs objectifs. Le public européen était conscient avant ses dirigeants que les bénéfices de la diversité n’étaient pas illimités et que l’importation des peuples du monde importerait également les problèmes du monde.

Chapitre 19 : What will be (Ce qui sera)

Il est probable que les politiques continueront sur la même voie, car la classe politique n’a pas reconnu ses erreurs passées et ne pourrait pas inverser la politique d’immigration même si elle le voulait.

L’Europe perd son caractère reconnaissable en ayant « mené une guerre contre son propre design ». Les prévisions démographiques indiquent que les Européens deviendront minoritaires dans leurs propres pays au cours de la vie des personnes actuellement en vie.

Les migrants qui ont le plus adhéré aux idéaux libéraux européens (comme Ayaan Hirsi Ali) sont paradoxalement ceux qui sont aujourd’hui critiqués par leurs co-religionnaires et abandonnés par la « société polie » européenne.

L’échec des élites politiques à apprécier l’amour des Européens pour leur continent mène à la perte de toute possibilité d’un « atterrissage en douceur » face au changement, ce qui entraînera inéluctablement des conséquences négatives.


Douglas Murray est rédacteur en chef adjoint du Spectator et écrit pour le Sunday Times et le Wall Street Journal.

Métaphore pour solidifier la compréhension :

La situation de l’Europe, telle que décrite dans le livre, est comme celle du Vaisseau de Thésée (un paradoxe philosophique mentionné dans le texte). Si l’on remplace progressivement toutes les planches d’un navire, le navire reste-t-il le même ? Le livre affirme que si les pièces ajoutées ne sont pas sélectionnées avec soin, et si l’on détruit intentionnellement le plan original du navire (la culture), alors le navire n’est plus reconnaissable et risque de chavirer, car en voulant sauver tout le monde, on met en péril le seul navire que nous, les peuples d’Europe, possédons.

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