L’Invention de l’Islamo-Palestinisme
Positionnement idéologique
Cet ouvrage analyse l'émergence de l'islamo-palestinisme, une idéologie fusionnant le nationalisme arabe, l'islamisme radical et un antisionisme absolu. L'auteur retrace les racines historiques de ce mouvement, citant notamment l'alliance entre le Grand Mufti de Jérusalem et le régime nazi, ainsi que l'influence doctrinale des Frères musulmans. Le texte examine comment la cause palestinienne a été transformée en un mythe révolutionnaire universel, soutenu par des courants d'extrême gauche et la culture « woke » sous couvert de lutte anticoloniale. Taguieff dénonce la diabolisation d'Israël et la requalification d'actes terroristes, comme les massacres du 7 octobre, en simples gestes de résistance par certains intellectuels occidentaux. En explorant les concepts de jihad mondial et de concurrence victimaire, cette étude met en lumière une nouvelle forme de judéophobie globalisée. L'œuvre constitue ainsi une critique sévère de l'islamo-gauchisme et de l'aveuglement des démocraties libérales face à ce qu'il définit comme un retour de la barbarie.
L’ouvrage analyse la formation d’une configuration idéologique hybride qui transforme le conflit israélo-palestinien en une guerre de civilisation mondialisée. Voici un résumé structuré par chapitres :
Introduction et Avant-propos : Le cadre du conflit
L’auteur pose le constat que les explications purement politiques ou géopolitiques sont insuffisantes pour comprendre le rejet d’Israël. Sa thèse centrale est que la « cause palestinienne » a été fabriquée dès les années 1920 comme une cause islamiste radicale, dont le moteur est la doctrine du jihad mondial. Il introduit le concept d’islamo-palestinisme, produit de croisements entre le nationalisme arabe, l’islamisme, le nazisme et le communisme soviétique.
Chapitre 1 : Aux origines de l’islamo-palestinisme
Ce chapitre explore la genèse idéologique de ce mouvement à travers trois figures tutélaires :
- Haj Amin al-Husseini, le Grand Mufti de Jérusalem, qui a scellé une alliance islamo-nazie dès 1933 pour lutter contre les Juifs et le sionisme.
- Hassan al-Banna, fondateur des Frères musulmans, qui a théorisé le jihad comme une « industrie de la mort ».
- Sayyid Qutb, le « parrain intellectuel » de l’islamisme radical, qui a diabolisé les Juifs comme les ennemis éternels de l’islam.
Taguieff montre que le Hamas est l’héritier direct de cette lignée, utilisant la cause palestinienne non pas pour la terre, mais pour la foi, visant l’extermination des ennemis et la destruction totale d’Israël. Le massacre du 7 octobre 2023 est décrit comme un « méga-pogrom » s’inscrivant dans cette tradition de cruauté sacralisée.
Chapitre 2 : Israël-apartheid ? Sources et fonctions d’une diffamation
L’auteur analyse comment les accusations de « racisme », de « colonialisme » et d’« apartheid » ont été forgées par la propagande soviétique et les dirigeants arabes (comme Ahmed Choukairy) dans les années 1960 pour délégitimer Israël.
- Islamo-gauchisme : Il définit ce terme comme l’alliance stratégique entre les mouvances d’extrême gauche et les courants islamistes, unis par l’antisionisme et la « lutte contre l’islamophobie ».
- Campagne BDS : Taguieff voit dans le boycott une volonté d’israélicide par étapes, instrumentalisant les droits de l’homme pour isoler l’État hébreu.
- L’islamophobie : Ce concept est analysé comme une arme d’intimidation utilisée pour interdire toute critique de l’islamisme et masquer le nouvel antisémitisme.
Chapitre 3 : Face au méga-pogrom du 7 octobre 2023
Ce chapitre traite des réactions au massacre du 7 octobre. Taguieff critique vivement :
- Le déni et la relativisation : Certains intellectuels (comme Judith Butler) et politiciens (LFI) ont refusé de qualifier l’attaque de terroriste, la célébrant comme un « acte de résistance armée ».
- L’inversion victimaire : Le processus par lequel Israël, l’agressé, est transformé en bourreau « génocidaire », tandis que les agresseurs du Hamas sont érigés en victimes héroïques.
- L’antisémitisme universitaire : L’auteur pointe la propagation de la haine des Juifs sous couvert d’antisionisme dans les grandes écoles et universités françaises et américaines.
Chapitre 4 : Reconnaître et désigner l’ennemi
Taguieff conclut sur la nécessité de sortir de l’aveuglement pacifiste.
- L’impuissance démocratique : Il fustige l’incapacité des dirigeants occidentaux à désigner l’islamisme radical comme l’ennemi, préférant l’illusion d’une « paix à tout prix » ou d’une « solution à deux États » que les deux camps rejettent en réalité.
- Morale et politique : Il rappelle que la politique implique de désigner l’ennemi et d’envisager le pire pour l’empêcher d’arriver.
- Conclusion globale : L’ouvrage est un cri d’alarme contre un nouvel obscurantisme porté par l’axe islamo-gauchiste, affirmant qu’il n’y a pas de liberté sans le courage d’affronter la barbarie.
En résumé, l’ouvrage démontre que l’islamo-palestinisme n’est pas un nationalisme classique mais une religion politique visant la domination mondiale et l’élimination des Juifs, bénéficiant du soutien paradoxal d’une partie des élites intellectuelles et politiques occidentales..
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