Voyage dans la France d’avant

Voyage dans la France d’avant
2025 •  Français •  13 min de lecture

Positionnement idéologique

Gauche affirmée
Gauche modérée
Centre / Transversal
Droite modérée
Droite affirmée
L’ouvrage adopte une lecture explicitement décliniste et civilisationnelle de la France, articulée autour de la défense de l’identité nationale, de l’autorité, de l’assimilation, de l’héritage historique et d’une critique frontale de l’égalitarisme, de la gauche révolutionnaire, de Mai 68, du multiculturalisme et de l’islam politique. Le récit valorise l’ordre, la continuité historique, la nation et la hiérarchie culturelle, tout en dénonçant la gauche comme matrice centrale de la violence idéologique et du désordre contemporain.

Une réflexion critique et nostalgique sur l'état actuel de la France, Franz-Olivier Giesbert y expose sa hantise d'un déclin. En parallèle à cette analyse politique et économique, il partage des mémoires personnelles, évoquant ses rencontres avec des figures du XXe siècle et célébrant les personnalités françaises qui incarnaient une certaine splendeur nationale. Giesbert insiste sur la perte de l'identité culturelle française face à l'américanisation et l'islamisation, et met en garde contre les dangers du robespierrisme, qu'il voit comme la source d'une violence idéologique persistante, tout en dénonçant le conformisme intellectuel. Finalement, l'auteur déplore la dévastation des centres-villes et le déclin de la chanson française, symboles de cette agonie culturelle qu'il compare aux phases finales de l'Empire romain.

Voyage dans la France d’avant est présenté comme la conclusion d’une trilogie de Franz-Olivier Giesbert sur l’Histoire intime de la Vᵉ République, cherchant à comprendre d’où vient la France pour analyser son état actuel.

Voici un résumé du livre, chapitre par chapitre :

Prologue

L’auteur exprime la mélancolie de sa génération, qui a connu la croissance et la paix sous de Gaulle, mais qui assiste désormais au « rétrécissement » et à la « fragmentation » de la France. Il décrit sa ville de jeunesse, Elbeuf, comme un pays saccagé par la désindustrialisation. Il craint que la France ne devienne la patrie du relativisme, du cynisme et du nihilisme. L’auteur identifie plusieurs « démons » nationaux : la haine de soi, le culte du « robespierrisme » (la passion pour l’abîme et la violence), le mur du déni, la passion bureaucratique, l’angoisse écologique, la « tiers-mondisation » des services publics, et la perte d’identité culturelle due à l’américanisation ou à l’islamisation. Il entreprend ce voyage pour retrouver ce que la France a offert au monde.

Chapitre 1 : Le double express aux cendres de Giacometti

L’auteur raconte sa jeunesse optimiste et son admiration pour les « personnages au-dessus du lot ». Il décrit sa rencontre déterminante avec le sculpteur Alberto Giacometti en janvier 1965, alors qu’il avait quinze ans et que Paris était encore la capitale mondiale des arts. Il se rend à l’atelier de Giacometti, rue Hippolyte-Maindron, qu’il décrit comme un « musée abandonné ». Lors d’un café dans une brasserie, Giacometti, qui mélange les cendres de sa cigarette à son double express, lui confie son obsession : tenter de reproduire une « tête vivante » en copiant son modèle avec la plus grande exactitude, estimant que le réalisme est une fiction.

Chapitre 2 : Les leçons de vie de Maître Alberto

L’artiste lui prodigue des leçons de vie, insistant sur le secret d’une belle vie : « c’est de n’en faire qu’à sa tête ! ». Giacometti met en garde contre l’embrigadement et soutient que l’argent est « le pire de tous les maîtres » pour les artistes. Il illustre son refus du conformisme en relatant sa rupture avec Pablo Picasso, qui lui avait fait perdre confiance, et son départ des surréalistes, qui voulaient lui imposer des règles. Giacometti transmet au jeune homme l’idée que « L’idéologie vous enferme, la vérité est toujours dehors ». Le sculpteur, qui lutte contre un cancer de l’estomac, lui dit, sachant sa fin proche : « Peintre, sculpteur, écrivain, c’est le même métier. On court tous après la vie sans jamais la rattraper… ».

Chapitre 3 : La France : une histoire d’amour

Ce chapitre est une déclaration d’amour à la France, son histoire, sa langue et sa culture. La France est définie par sa « variété » géographique et humaine, forgée par des siècles de conquêtes et de migrations, faisant du peuple français un « composé ». L’auteur célèbre la richesse de la gastronomie régionale, notant que le pays compte au moins 1 200 variétés de fromages. Il aborde l’excellence française dans le vin et la haute couture (Dior, Saint Laurent). Le « rire français », incarné par Francis Blanche et Pierre Dac, est perçu comme une spécificité nationale, lié à l’esprit critique et à la liberté d’expression.

Chapitre 4 : Pitié pour la culture !

L’auteur se désole du déclin de la littérature, devenue un « repoussoir » à la télévision. Il se remémore le haut cycle culturel des années 1960 et 1970, notamment dans la variété française et le rock anglo-saxon. Les chansons sont essentielles, agissant comme un « ciment » culturel qui permet de revivre des souvenirs. Il déplore que la culture populaire soit fragmentée par le multiculturalisme et l’américanisation. Il critique la musique contemporaine, en particulier le rap, pour son manque d’inspiration et son thème récurrent de la victimisation. Le cinéma et la littérature (comme Roger Martin du Gard) sont également en perte de vitesse, menant à une « inculture populaire ». Il trouve un réconfort dans le mythe de l’« éternel retour » des civilisations, où tout recommence toujours.

Chapitre 5 : Les cycles de Kondratiev

En analysant l’histoire à travers les cycles longs (48 à 55 ans) de l’économiste Nikolaï Kondratiev (fusillé sous Staline), l’auteur postule que le capitalisme a une capacité intrinsèque de régénération par l’innovation. Il note que le XXᵉ siècle fut une succession de charniers, avec près de 200 millions de morts, dont au moins 85 millions de victimes du communisme. Il attaque l’historien Thomas Piketty pour avoir minimisé les victimes du communisme comme « non intentionnelles », citant l’Holodomor organisé par Staline comme preuve de la cruauté intentionnelle. Il conclut que les totalitarismes ne sont pas morts et que le pays est menacé par l’esprit de haine et de violence hérité de 1793.

Chapitre 6 : La « bonne » et la « mauvaise » France

Le chapitre s’ouvre sur l’inquiétude grandissante des Français face au déclin. Nicolas Sarkozy expose sa théorie des « deux France » : la « bonne » (celle de la grandeur, gouvernée fermement) et la « mauvaise » (celle qui, sans autorité, tombe dans les drames). Sarkozy dénonce l’obsession égalitariste française, qu’il qualifie d’« absurdité » masquant la jalousie et l’« immobilisme jaloux » qui freinent le succès. François Hollande attribue l’effondrement français au délitement du système politique, à la crise de l’État et à l’émiettement de l’économie. Hollande critique Macron, le jugeant une « intelligence sans pensée » et sans doctrine. L’auteur conclut que la France souffre d’invariants historiques comme la centralisation, l’étatisme et la résistance aux réformes.

Chapitre 7 : La Terreur, religion du robespierrisme

L’auteur affirme que les Français sont un « peuple robespierriste ». Il critique l’effacement du récit national et le « fureur masochiste » qui réduit la France à la colonisation et à l’esclavage, occultant par exemple les traites négrières arabo-musulmanes. Il détaille l’influence de l’historiographie marxiste, notamment via Albert Mathiez et Albert Soboul, qui ont fait du robespierrisme une « machine de guerre » universitaire glorifiant la Terreur. L’auteur, inspiré par François Furet, voit en Robespierre la continuité de l’absolutisme monarchique. Hippolyte Taine brosse un portrait au vitriol de Robespierre comme un homme aigri et hypocrite (un avatar de Tartuffe) qui a servi à la fin comme « l’enfant adultérin de Louis XIV ».

Chapitre 8 : « Il faut tuer le président »

L’auteur témoigne d’une rencontre terrifiante pendant la crise des Gilets Jaunes (2018), où des manifestants exprimaient ouvertement leur intention de « tuer le président » pour « refaire 1789 ». Cela prouve que le robespierrisme est toujours vivant, car il s’agit d’une praxis consistant à tuer pour régler un problème. L’auteur fustige Jean-Luc Mélenchon pour son admiration envers Robespierre. Il rappelle l’hypocrisie de Robespierre, qui, après avoir condamné la peine de mort, exigea l’exécution de Louis XVI et organisa la Grande Terreur avec la loi du 22 prairial, transformant la guillotine en stade industriel. Il cite la liste des victimes, y compris de petits artisans, enterrés au cimetière Picpus, pour illustrer l’« ignominie antisociale » de la justice révolutionnaire.

Chapitre 9 : Le culte de la violence

La philosophie de Rousseau (privilégiant l’insurrection sur le compromis) a supplanté celle de Voltaire, ouvrant la voie à la haine. L’auteur dénonce violemment le journaliste Edwy Plenel pour son apologie de Jean-Paul Marat (« Ami du peuple »), un sanguinaire qui appelait aux massacres. Le chapitre rappelle que la Terreur a commencé dès 1789 avec des actes de cannibalisme et des tortures (comme celles infligées à Foullon de Doué et Bertier de Sauvigny).

Chapitre 10 : Une si longue agonie

La postérité a déformé l’image de Louis XVI, qui était cultivé, grand chasseur et soucieux de réformer l’État. Tocqueville notait que le moment le plus dangereux pour un mauvais gouvernement est celui où il commence à se réformer, et que Louis XVI a attisé la colère en voulant soulager le peuple. La passivité du roi devant l’arbitraire a précipité sa chute. Après le massacre des Tuileries (août 1792), le roi est devenu un « roi-otage ».

Chapitre 11 : La mort du roi

Le régicide est le « péché originel » de la France. Louis XVI (devenu Louis Capet) fait preuve d’une dignité et d’une majesté totale durant sa captivité. Il est conseillé par Malesherbes et refuse tout recours à la force pour éviter l’effusion de sang français. Le 21 janvier 1793, malgré l’opposition d’une partie de la Convention, il est exécuté sous la pression de la populace. La veille, même Jacques-René Hébert (son ennemi) avait été impressionné par la sérénité « surnaturelle » du roi. La mort du roi, selon l’historien Ran Halévi, a transformé l’esprit révolutionnaire en un « système implacable de violence politique ».

Chapitre 12 : Les feux de la Commune

La Commune de Paris (1871), après la défaite de Napoléon III à Sedan, est la référence de la gauche pour l’insurrection. Provoquée par le refus de désarmement face à Adolphe Thiers, elle fut un mouvement radical, mais dégénéra rapidement sous l’influence d’extrémistes comme Auguste Blanqui. Flaubert et George Sand exprimèrent leur dégoût face au « délire » et à la sauvagerie de l’émeute. La Commune est une « page noire » pour les destructions et incendies de bâtiments publics (Tuileries) et les exécutions d’otages (comme l’archevêque Darboy).

Chapitre 13 : Quand la France épurait plus pur

La France est la « mère patrie de la délation ». L’épuration de la Libération, bien que nécessaire, fut souvent injuste et discriminatoire. L’auteur rappelle que la Chambre du Front populaire a voté les pleins pouvoirs à Pétain. Le Parti communiste français (PCF) était initialement compromis par le pacte germano-soviétique, allant jusqu’à promouvoir la « fraternité franco-allemande » dans sa presse clandestine. La violence extrême de l’épuration sauvage (comme l’affaire des « pendues de Monterfil ») était le prix payé par le PCF pour « effacer la tache indélébile de la compromission » et instrumentaliser la Résistance.

Chapitre 14 : Le « départ » du Général à Baden-Baden

Mai 1968 est décrit comme une « vraie fausse révolution » et un « phénomène d’hallucination collective » mené par une avant-garde bourgeoise inspirée par Mao. Malgré la prospérité économique (5 % de croissance annuelle), de Gaulle se plaignait de l’apathie et du manque de sens civique des Français, qu’il considérait comme des « veaux ». La « disparition » du Général à Baden-Baden (30 mai 1968) n’était pas une fuite, mais une stratégie pour reprendre le contrôle, cherchant à « renverser la table ».

Chapitre 15 : Les trois cloches qui ont sonné Mai 68

L’auteur exprime son mépris pour les leaders de Mai 68, qu’il juge incompétents. Il dénonce le plus célèbre d’entre eux, Daniel Cohn-Bendit, dont les écrits révèlent des comportements pédophiles, protégés par le « privilège de gauche ». Il introduit le concept du « bogo » (bourgeois gauchiste) : des enfants de la bourgeoisie qui adoptent l’idéologie radicale par ressentiment et haine de soi, et qui ont repris le contrôle de la politique (notamment LFI).

Chapitre 16 : Sartre, la reine des abeilles

Jean-Paul Sartre est l’incarnation de la face sombre de l’esprit français. L’auteur reconnaît son génie mais critique sa soumission à l’idéologie marxiste, qui le poussait à justifier la violence politique (« Tous les moyens sont bons quand ils sont efficaces »). Sartre appelait même au meurtre dans sa préface aux Damnés de la terre de Frantz Fanon. Le philosophe est décrit comme un « avatar » du bogo, un bourgeois qui s’est racheté de ses compromissions sous l’Occupation (collaborant à des journaux pétainistes) en se rangeant à l’extrême gauche après la guerre.

Chapitre 17 : Les yeux bandés

Le chapitre expose l’aveuglement idéologique des intellectuels, illustré par le procès de Victor Kravchenko (1949), dont le livre J’ai choisi la liberté ! exposait les horreurs du Goulag. Sartre et d’autres intellectuels ont refusé de le soutenir, Sartre allant jusqu’à déclarer : « Tout anticommuniste est un chien ». Sartre a ensuite publié des récits mensongers sur l’URSS et la Chine de Mao, vantant leur « liberté de critique » et leur « humanisme profond ».

Chapitre 18 : La France de Bourvil et Fernandel

En opposition au monde intellectuel, l’auteur célèbre l’âme de la France populaire incarnée par les acteurs Bourvil (le Normand) et Fernandel (le Provençal). Ces figures humoristiques, issues du peuple, représentaient la France provinciale et modeste. Le chapitre déplore que cette France disparaisse avec l’uniformisation culturelle et la fermeture des bistrots traditionnels, qui étaient des lieux de brassage social et d’esprit français.

Chapitre 19 : BB et Delon, militants patriotes

L’auteur décrit Brigitte Bardot (BB) et Alain Delon (AD) comme les deux grandes stars internationales françaises, partageant une intelligence instinctive et un fort patriotisme gaulliste. Delon, homme sombre et sentimental, était fasciné par les armes et le milieu. BB, solaire, a trouvé son salut dans le combat pour la cause animale, quittant le cinéma en 1973. Le chapitre souligne qu’à cette époque, il n’était pas « malséant d’aimer son pays ».

Chapitre 20 : « Le Georges » ou l’ami Brassens

Georges Brassens est le poète anarchiste et individualiste qui transcende les classes sociales. Le chanteur (ami de Brel et Ferré) est un forçat de la chanson, célébré pour ses textes tendres et son chef-d’œuvre Supplique pour être enterré sur la plage de Sète. Il est comparé à Jacques Brel, qui était plus théâtral, plus dans la rage sociale, et qui a enchaîné les succès avant de mourir prématurément.

Chapitre 21 : Quand la planète chantait français

L’auteur évoque l’âge d’or où la chanson française s’exportait massivement, avec des succès mondiaux comme Comme d’habitude (devenue My Way) ou Et maintenant. Il déplore la fragmentation et l’appauvrissement de la création musicale depuis la fin du XXᵉ siècle. La chanson d’autrefois est vue comme la « boîte de conserve du passé », essentielle pour se reconnecter à la mémoire.

Chapitre 22 : N’oubliez pas les paroles

Les grands noms de l’époque comme Charles Aznavour, Yves Montand et Gilbert Bécaud sont salués pour leur talent et leur culture, et notamment pour leur collaboration avec l’immense parolier Pierre Delanoë. Michel Sardou est décrit comme un travailleur forcené, cérébral et misanthrope, dont les chansons puisent dans l’actualité. Johnny Hallyday est honoré comme une figure « grandiose et tragique » qui a occupé le devant de la scène pendant 57 ans. Le déclin actuel de la chanson française est une « allégorie du déclin français ».

Chapitre 23 : Paris, capitale mondiale des imposteurs

L’auteur s’attaque aux grandes figures intellectuelles françaises qu’il considère comme des imposteurs. 1) Jacques Lacan : psychiatre bouffon et génial, célèbre pour ses séminaires hermétiques et l’invention de la « séance courte » qui fit sa fortune. 2) Pierre Bourdieu : sociologue illisible et obsédé par le conflit « dominants »/« dominés », dont l’œuvre est jugée « mal vieillie ». 3) Thomas Piketty : le « nouveau Marx », dont le succès mondial du Capital au XXIᵉ siècle est critiqué pour être idéologiquement biaisé, ignorant la baisse de l’extrême pauvreté et trafiquant les statistiques pour prouver l’accroissement perpétuel des inégalités.

Chapitre 24 : Mille statues pour Jacques Rueff

L’auteur dénonce l’oubli de Jacques Rueff, le libéral social qui a conçu le plan d’assainissement de 1958 sous de Gaulle. Ce plan, basé sur le principe que la France ne doit pas dépenser plus qu’elle ne produit, a permis une croissance foudroyante et a fait chuter la dette publique. Rueff (un Turgot qui a réussi) mettait en garde contre le keynésianisme et le déficit, les considérant comme des sources de mensonge et d’esclavage, pouvant mener à des régimes totalitaires (comme la République de Weimar). De Gaulle, en s’appuyant sur Rueff, a lutté contre la facilité pour relancer l’économie.

Chapitre 25 : La déifique DS de Papi

Le chapitre s’oppose à la théorie marxiste de la paupérisation, soulignant la hausse spectaculaire du niveau de vie et du pouvoir d’achat durant les Trente Glorieuses. L’auteur utilise les voitures familiales (la 4 CV, la 2 CV, la Dauphine) pour illustrer la mobilité sociale. La Citroën DS de son grand-père symbolise l’innovation et la renaissance française de l’époque. Le chapitre se clôt sur les vœux de de Gaulle en 1968, où le Général constatait que le « peuple français meurt et se laisse mourir ».

Chapitre 26 : Cette tiers-mondisation qui vient

La France est en voie de « tiers-mondisation ». L’auteur incrimine la loi des 35 heures pour avoir démotivé la classe ouvrière et contribué à la désindustrialisation. Il note que l’emploi industriel a fui en grande partie à cause du poids des impôts de production. Il appelle à un « grand procès national des saboteurs de l’industrie française ». Il critique l’idée des élites (comme Julia Cagé) selon laquelle la France devrait accepter la désindustrialisation pour se concentrer sur l’innovation et les services.

Chapitre 27 : Le spectre de la République de Weimar

L’auteur reprend la mise en garde de Rueff contre le risque pour la France de sombrer comme la République de Weimar, morte de l’hyperendettement et de l’immobilisme politique. Il souligne les parallèles contemporains, notamment la montée de l’antisémitisme sur l’extrême gauche et la « fascisation » des adversaires. Il rappelle que les extrêmes (communistes et nazis) ont été les fossoyeurs de la démocratie allemande.

Chapitre 28 : Recherche personnage providentiel désespérément

La classe politique actuelle est critiquée pour son manque d’abnégation et son « esprit de carrière ». Les politiciens de la France d’avant (Mitterrand, Edgar Faure, Charles Pasqua) possédaient une culture et une force de caractère supérieures. La loi de 2014 sur le non-cumul des mandats a entraîné la « mort des députés-maires » (les « barons » de province comme Frêche ou Mauroy), favorisant l’hypercentralisation parisienne et une nouvelle classe d’élus issus de l’entre-soi parlementaire. L’auteur critique également la partialité du Syndicat de la magistrature et le délire bureaucratique qui paralyse le pays (l’État produit 400 000 normes par an).

Chapitre 29 : Le comptage des voiles islamiques

Le chapitre alerte sur la progression de l’islam politique en France, dont le nombre croissant de voiles islamiques est un indicateur non scientifique, mais tangible. Il dénonce le déni des élites et l’islamo-gauchisme qui soutient les islamistes sous prétexte qu’ils seraient les nouveaux damnés de la terre. Il rappelle la nécessité de lire les textes extrémistes, citant l’exemple de l’Ayatollah Khomeini.

Chapitre 30 : Les enfants du grand mufti de Jérusalem

L’auteur explore les racines de l’islamo-fascisme en se concentrant sur le Grand Mufti de Jérusalem, Hadj Amin al-Husseini, un virulent antisémite et expert en pogroms, qui a collaboré avec Hitler pour l’éradication des Juifs. Al-Husseini, un « antimodèle » pour Yasser Arafat, appelait au meurtre des Juifs au nom de Dieu. Les militants du Hamas et les députés LFI sont vus comme les héritiers spirituels de cet extrémisme.

Chapitre 31 : La France et ses innombrables invités

L’auteur constate que l’immigration a changé de nature, passant du modèle assimilateur (comme Smaïl Zidane) à une situation où les nouvelles générations exigent que la France s’adapte à elles. Il rappelle la mise en garde de De Gaulle en 1945 contre l’afflux d’étrangers « méditerranéens » et « orientaux » qui pourraient altérer l’identité française. Il critique le déni de la classe politique et souligne que la France doit faire face à un flux migratoire annuel intenable (environ un demi-million d’immigrés et de demandeurs d’asile). Il trace un parallèle entre la situation actuelle et les « invasions barbares » qui ont précipité la chute de l’Empire romain après l’édit de Caracalla.

Chapitre 32 : L’américanisation en marche

La France est de plus en plus américanisée culturellement (« déculturation ») et politiquement (fin du cumul des mandats, règne de la communication). L’extrême gauche, menée par Jean-Luc Mélenchon, a adopté le communautarisme anglo-saxon pour des raisons électoralistes, abandonnant ses valeurs républicaines et utilisant des « faits alternatifs » (comme le faisait Trump).

Chapitre 33 : La « tyrannie douce » made in USA

L’auteur explique pourquoi il a fui les États-Unis : la violence, le culte de l’« argent-roi », et la « tyrannie douce » du conformisme dénoncée par Tocqueville. Il montre l’étonnante capacité de l’Amérique à récupérer ses opposants, citant l’exemple d’Eldridge Cleaver (ancien Black Panther), qui est devenu un soutien de Ronald Reagan. Norman Mailer lui a expliqué que la force de l’Amérique réside dans son patriotisme et son sens du sacré, qualités perdues par les Européens cyniques et mous.

Chapitre 34 : La chute des colonnes du temple

La France voit la disparition de ses piliers sociaux et professionnels (instituteur, curé, médecin, commerçants), victimes de la grande distribution, de l’amazonisation et de l’hyperbureaucratie. L’instituteur a perdu son autorité et son salaire. L’État, par son incompétence (comme le numerus clausus en médecine), crée des pénuries. Le pays est comme un amputé qui a perdu ses deux jambes : l’industrie et la ruralité.

Chapitre 35 : La littérature reviendra-t-elle un jour ?

La culture du livre est en recul, et l’auteur s’interroge sur l’avenir de la littérature, regrettant l’époque de Bernard Pivot, qui influençait massivement les achats de livres. Il réfléchit sur son propre travail, affirmant qu’il faut « écrire vrai que bien ». Il note avec amusement que l’Académie française a historiquement « raté systématiquement tous les grands auteurs » (Balzac, Zola, Camus, etc.).

Chapitre 36 : La tentation de Venise

Venise sert d’allégorie à la résilience humaine : malgré sa fragilité et les menaces, elle ne cesse de défier le temps et l’érosion, prouvant que l’agonie n’est pas mortelle. L’auteur applique cette idée à la France, affirmant que son déclin n’est pas fatal. Il exhorte à rompre avec le déni national et à se réveiller face aux dangers (acculturation, hyperétatisme, violence politique). Il appelle à retrouver le courage, la vision et la volonté nécessaires pour que la France redevienne une nation unie et assimilatrice, échappant ainsi au destin de l’ochlocratie.

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