Métapolitique
Idées et lectures au prisme d’une pensée de droite libérale française.
Dernières publications
Article
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Essai
« Le capitalisme a tout transformé en marchandise. » Voilà le grand frisson, la phrase magique, le sésame obligatoire qu’on entend partout. Sur les plateaux de télévision, dans les séminaires universitaires ou au détour d’un essai à la mode, la formule s’assène avec le sérieux d’une révélation divine. Quiconque…
Article
L’Anarchie positive au scalpel : Proudhon par Michel Onfray
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Critique
« La propriété, c’est le vol. » De Pierre-Joseph Proudhon, la mémoire collective n’a souvent retenu que cette formule foudroyante, presque un slogan de barricade. Certains y ajoutent parfois son autre sentence fameuse, « Dieu, c’est le mal », tout aussi susceptible d’être interprétée de travers. Proudhon est indéniablement…
Article
Pourquoi je ne suis pas un athée agnostique
Maudin Malin a publié récemment une vidéo qui traite de l’athéisme en se basant sur un livre d’Alain de Botton, Petit guide à l’usage des mécréants. Il se trouve que j’ai acheté ce livre il y a une paire d’années, car j’étais intéressé par ses prémisses, mais il…
Livre
Qu’est-ce que la propriété ?
de Pierre-Joseph Proudhon
1840
Ce texte, publié en 1840, rendit célèbre Pierre-Joseph Proudhon grâce à une impérissable formule « La propriété, c'est le vol. » Pour Proudhon, le capitalisme est l'apothéose d'une extorsion invisible. Le rassemblement productif des travailleurs dégage une force collective supérieure à la somme des forces de ces travailleurs pris isolément. Or la propriété privée des moyens de production autorise le capitaliste à rémunérer le travailleur sur la seule base individuelle de ce qu'il aurait produit s'il avait été placé hors de la force collective de production. Le propriétaire du capital empoche la différence ; ce surplus est le profit capitaliste, que Proudhon appelle l'aubaine. Toute la question économique de la justice est de répartir cette plus-value sans accaparement ni spoliation. En notre temps de crise du capitalisme, est-il question plus urgente ? La lecture du texte provocateur de Proudhon nous en prouve l'actualité. Saurons-nous y répondre mieux que lui ?
Article
Foucault, Derrida, Deleuze : comment la French Theory a armé le wokisme
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Essai
Je me suis perdu, un jour, sur la vidéo de l’Abécédaire de Gilles Deleuze. Dans cette longue série d’entretiens filmés à la fin des années 1980 , le philosophe égrène les lettres de l’alphabet pour explorer les thèmes les plus divers : A comme Animal, G comme Gauche, M…
Article
Comment on devient soi : bibliothèques, lectures, éveil politique
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Essai
Pourquoi est-ce que j’ai créé le site Metapolitique.fr et la chaîne YouTube associée ? Suis-je animé par l’envie de devenir un « Youtubeur » ? La question mérite d’être posée franchement. Au départ, j’ai commencé par un blog, par des articles écrits. Progressivement, l’idée m’est venue de transformer le…
Article
Baptiste Marchais, depuis le Texas, sur la France ou la « dictature douce » du socialisme
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Analyse
Dans une conférence prononcée en anglais pour un auditoire américain, le YouTuber identitaire Baptiste Marchais, installé au Texas depuis l’hiver 2024, déroule une critique systématique du modèle français. Sa thèse : le socialisme n’a pas besoin de la force pour soumettre une société – il lui suffit d’organiser la…
Livre
French Theory
de François Cusset
2005
Cet ouvrage retrace l'épopée intellectuelle de la French Theory, ce corpus de pensée post-structuraliste regroupant des figures comme Foucault, Derrida ou Deleuze, qui a paradoxalement conquis l'Amérique alors qu'il déclinait en France. L'auteur analyse comment ces textes ont fait l'objet d'un malentendu créateur, étant réappropriés par les universités américaines pour fonder les luttes identitaires et les départements d'études culturelles ou de genre. À travers le prisme de l'affaire Sokal, Cusset souligne le décalage profond entre une France revenue à un humanisme classique et des États-Unis utilisant ces concepts pour subvertir les structures politiques et artistiques. Cette étude explore ainsi la décontextualisation des idées, montrant comment une théorie peut acquérir une puissance nouvelle et hybride lorsqu'elle s'exporte au-delà de ses frontières d'origine.
Livre
La défaite de la pensée
de Alain Finkielkraut
1987
Dans l'ouvrage La Défaite de la pensée, Alain Finkielkraut analyse la crise de la culture en Occident, marquée par le passage d'un idéal d'éminence de la « vie avec la pensée » à un relativisme où tout est considéré comme culturel, des grandes œuvres de l'esprit aux simples gestes du quotidien.
Il retrace la généalogie intellectuelle de ce basculement à travers le conflit entre l'universalisme des Lumières, qui cherchait à affirmer l'autonomie de l'individu par la raison, et le **romantisme allemand**, qui enferme l'homme dans sa communauté, sa langue et son sol via le concept de Volksgeist (génie national).
L'auteur dénonce ainsi une « deuxième mort de l'homme » opérée par les sciences humaines et le multiculturalisme, aboutissant à une civilisation qui renonce à toute hiérarchie des valeurs au profit du divertissement de masse. Il conclut que ce triomphe de la non-pensée mène à un face-à-face désastreux entre le fanatique, prisonnier de son identité close, et le zombie, individu atomisé et absorbé par l'industrie du loisir.
Article
Face à Soral : anatomie d’un débat impossible
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Analyse
J’ai déjà écris trois articles sur Alain Soral et 3 vidéos sur la chaîne YouTube. J’ai essayé d’en sortir un portrait sans filtre, qui n’est pas une attaque à charge mais qui souligne ses contradictions et sa dérive. J’ai reçu beaucoup de commentaires de fans de Soral, ce…
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Livres ajoutés récemment
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2014
Le Suicide Français
Eric Zemmour
1997
The Sovereign Individual
James Dale Davidson
1840
Qu’est-ce que la propriété ?
Pierre-Joseph Proudhon
2005
French Theory
François Cusset
1987
La défaite de la pensée
Alain Finkielkraut
1961
Mensonge romantique et vérité romanesque
René Girard
1998
Histoire de l’athéisme
Georges Minois
1942
Montaigne
Stefan Zweig