Amour

Réflexions philosophiques et littéraires sur l’amour, ses formes et ses significations. Ces articles croisent philosophie, psychologie et anthropologie pour explorer l’une des expériences fondamentales de la condition humaine.

Articles

Livres

Illustration du livre "Théorie du corps amoureux" de Michel Onfray, évoquant la sensualité et l'érot.

Théorie du corps amoureux

de Michel Onfray
2001
Pour en finir avec la monogamie, la fidélité, la procréation, la famille, le mariage et la cohabitation associés, Michel Onfray redéfinit le désir comme excès, le plaisir comme dépense, et invite à une théorie du contrat appuyée sur la seule volonté de deux libertés célibataires. Contre le modèle chrétien qui préside toujours à la définition de la relation entre les sexes, il propose une relecture des philosophes matérialistes et sensualistes de l'antiquité gréco-romaine. Michel Onfray oppose l'idéal ascétique pythagoricien, juif, platonicien et chrétien - qui suppose la misogynie, la haine du désir et des plaisirs, la condamnation de la chair, le mépris du corps, le pouvoir absolu du mâle - à l'idéal hédoniste cyrénaïque, cynique, épicurien, qui invente la liberté amoureuse, la chair sans culpabilité, le célibat joyeux et l'égalité libertine des hommes et des femmes. Contre la vie mutilée, ce livre invite à une érotique solaire entièrement indexée sur ses pulsions de vie et refuse radicalement les pulsions de mort. Il propose de répondre à la question : comment rester libre dans la relation amoureuse ? et, pour ce faire, invite à déchristianiser l'éthique, à réaliser un féminisme libertin, à promouvoir un éros léger, ludique, et à formuler une physiologie des passions qui permette un art de rester soi dans le rapport à autrui.
Voir les détails de Théorie du corps amoureux
Couverture du livre "Les Essais" de Montaigne, édition moderne en français.

Les Essais 

de Michel de Montaigne
1580
Les Essais de Michel de Montaigne (1580-1592), œuvre fondatrice du genre essayiste, rassemblent 107 chapitres en trois livres où l’auteur s’examine librement, sans plan rigide, pour peindre « en toute vérité » la condition humaine dans sa diversité et ses contradictions. Nourri de lectures antiques (Plutarque, Sénèque), de son expérience personnelle, de voyages et des guerres de Religion, Montaigne aborde des thèmes variés — mort, amitié (surtout avec La Boétie), éducation, cruauté, coutume, relativité des mœurs (« Des cannibales »), vanité, maladie, sexualité, politique — sans dogmatisme ni système philosophique. Son scepticisme (« Que sais-je ? ») le pousse à douter des certitudes, à relativiser jugements moraux et culturels, et à privilégier le concret sur l’abstrait. L’unité de l’œuvre réside dans une quête honnête de connaissance de soi (« Je m’étudie plus que tout autre sujet »), une tolérance envers les faiblesses humaines, un humour ironique et une sagesse modérée qui célèbre le plaisir de vivre simplement, sans illusions ni fanatisme. Pleins de digressions, contradictions assumées et retours en arrière, les Essais incarnent un humanisme sceptique et introspectif, précurseur de la modernité, offrant au lecteur un miroir pour mieux se comprendre.
Voir les détails de Les Essais 

Chaînes YouTube