Christianisme

Analyses historiques, théologiques et culturelles du christianisme et de son rôle dans la civilisation occidentale. Ces articles examinent la théologie chrétienne, l’héritage culturel de la chrétienté et ses transformations contemporaines.

Articles

Livres

Couverture du livre "Traité d'athéologie" de Michel Onfray, illustrée d'une scène mythologique.

Traite d’athéologie

de Michel Onfray
2005
Une déconstruction radicale des monothéismes, que l'auteur définit comme des fictions nées de la peur de la mort et du désir d'un « contre-monde » idéal. Michel Onfray y développe le projet d'une athéologie, une discipline visant à démontrer comment le judaïsme, le christianisme et l'islam partagent une pulsion de mort commune, caractérisée par la haine de l'intelligence, du corps et du plaisir terrestre. L'auteur dénonce l'imprégnation invisible des structures morales et juridiques occidentales par l'épistémè judéo-chrétienne, affirmant que même la pensée laïque reste prisonnière de schémas religieux tels que le libre arbitre ou la culpabilité. À travers une généalogie critique, il fustige les alliances historiques entre les religions et les pouvoirs totalitaires, tout en plaidant pour un athéisme post-moderne authentique qui permettrait enfin de célébrer la vie et la raison.
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La messe n’est pas dite

La messe n’est pas dite

de Eric Zemmour
2025
Tugdual Derville, figure engagée de la défense de la vie et militant catholique, propose dans cet essai une réflexion approfondie sur le sens du sacré dans la société contemporaine. À rebours des discours dominants qui confinent la foi à la sphère privée, Derville interroge la place que nos sociétés sécularisées accordent — ou refusent — au transcendant. Il explore comment le recul du religieux dans l'espace public génère un vide spirituel que les sociétés modernes tentent de combler par des substituts souvent décevants : consumérisme, idéologies politiques messianiques ou quêtes de sens individuelles. Partant de l'observation que la messe, pour beaucoup, n'est plus dite — au sens propre comme figuré — Derville s'interroge sur les conditions d'un renouveau spirituel authentique qui ne soit pas simple nostalgie réactionnaire ni compromis avec les modes du temps. Son analyse croise philosophie politique, anthropologie chrétienne et témoignage pastoral, offrant une réflexion équilibrée qui reconnaît les acquis de la modernité tout en identifiant ses manques fondamentaux. L'essai constitue une invitation à rouvrir le débat sur la transcendance comme condition d'une vie humaine pleinement accomplie.
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L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme

L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme

de Max Weber
1905
Publié en 1905, cet essai de Max Weber constitue l'une des analyses les plus influentes jamais consacrées aux relations entre la religion et le développement économique. Weber y défend une thèse audacieuse : le capitalisme moderne n'est pas simplement né de conditions matérielles favorables, mais s'enracine dans une transformation profonde de la mentalité religieuse opérée par la Réforme protestante. Le calvinisme, en particulier, aurait engendré un rapport inédit au travail et à la vocation professionnelle. La doctrine de la prédestination, en créant une anxiété permanente sur le salut, aurait poussé les croyants à chercher dans le succès terrestre un signe de leur élection divine. D'où une éthique du travail acharné, de l'ascétisme dans la consommation et de la réinvestissement systématique des bénéfices — autrement dit l'esprit même du capitalisme. Weber ne prétend pas que le protestantisme a seul causé le capitalisme, mais qu'il a fourni l'ethos moral sans lequel l'accumulation capitaliste n'aurait pu acquérir sa légitimité culturelle. Cette thèse a suscité d'innombrables débats et contre-enquêtes historiques, mais reste un point de référence incontournable pour toute réflexion sur les interactions entre culture, religion et économie. Weber inaugure ici sa sociologie compréhensive, cherchant à saisir le sens que les acteurs donnent à leurs actions.
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Contre-histoire de la philosophie tome 2 : Le Christianisme hédoniste

Contre-histoire de la philosophie tome 2 : Le Christianisme hédoniste

de Michel Onfray
2006
Dans la Contre-Histoire de la philosophie, Michel Onfray veut explorer, en six volumes, un vaste pan de pensée qu’il estime écarté des récits académiques : une « philosophie oubliée » couvrant vingt-cinq siècles. Selon lui, cette occultation n’est pas accidentelle : elle découle d’un rapport de forces historique entre idéalistes et matérialistes. Avec l’avènement du christianisme, les idéalistes accèdent à une forme d’hégémonie intellectuelle pendant près de vingt siècles. Ils structurent alors le canon philosophique en favorisant les penseurs compatibles avec leur vision, et en effaçant les traditions concurrentes. Onfray propose donc de redonner vie à tout un « continent » de pensée non canonique : matérialistes, cyniques, cyrénaïques, épicuriens, libertins, courants hétérodoxes, « ultras » des Lumières, utilitaristes, socialistes hédonistes, nietzschéens de gauche, etc. Le point commun de ces traditions : une philosophie claire, incarnée, tournée vers une sagesse praticable, qui refuse la technicité hermétique et la « philosophie de spécialistes ». Onfray revendique une philosophie comme art de vivre, dans la continuité des Anciens. Enfin, ces volumes sont l’aboutissement de sept ans de séminaires menés à l’Université Populaire de Caen (créée en 2002), diffusés sur France Culture et largement édités.
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Patience dans les ruines

Patience dans les ruines

de Michel Onfray
2024
Le philosophe livre une réflexion spirituelle magnifique issue de son séjour à l'abbaye de Lagrasse. C'est en suivant le cheminement de saint Augustin et en vivant dans son compagnonnage philosophique que Michel Onfray a poussé les portes de l'abbaye de Lagrasse et partagé pendant quelques jours la vie de ce monastère. Expérience bouleversante pour un homme qui ne croit pas, en compagnie de moines qui ont donné leur vie pour un idéal et dont le mode d'existence est conforme précisément à l'enseignement de saint Augustin et à la sa ligne directrice : une vie d'épure selon la volonté de Dieu. Dans cet univers de silence et de lumière, le visiteur assiste aux offices, aux cérémonies " où tout fait sens " écrit-il, et tout est prière. Il suit l'itinéraire quotidien de la communauté, de la cellule au jardin, découvre l'histoire et le parcours de chacun de ses membres, les écoute, dialogue avec eux. Autant de nourritures de l'âme qui rejoignent sa méditation. Il consacre ici une large part à sa propre lecture des Évangiles et des textes augustiniens, confronté à l'histoire de l'humanité et à la morale chrétienne. Il révèle dans la dernière partie de l'ouvrage son échange épistolaire qui a suivi avec le père Michel, le prieur de Lagrasse dont il est resté proche.
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Théorie de Jésus – Biographie d’une idée

Théorie de Jésus – Biographie d’une idée

de Michel Onfray
2023
Michel Onfray réexamine la figure de Jésus à travers la thèse mythiste, largement ignorée par les théologiens. Il soutient que Jésus n’a pas existé historiquement et qu’il s’agit d’un “Logos” façonné à partir de traditions religieuses antérieures, surtout celles de l’Ancien Testament. Les récits évangéliques — nativité, miracles, paraboles, résurrection — sont analysés comme des constructions symboliques et non des faits. L’auteur critique aussi la formation du judéo-christianisme et les tentatives jugées frauduleuses d’étayer l’existence physique de Jésus par des reliques comme le Suaire de Turin. Il conclut que la force de Jésus tient à sa postérité textuelle et esthétique plutôt qu’à une réalité historique.
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Letter to a Christian Nation

Letter to a Christian Nation

de Sam Harris
2006
L’humanité entretient depuis longtemps une fascination pour le sacrifice sanglant. En réalité, il n’a nullement été rare qu’un enfant vienne au monde pour n’être ensuite patiemment et affectueusement élevé par des fanatiques religieux, convaincus que la meilleure manière de maintenir le soleil sur sa trajectoire ou d’assurer une récolte abondante consiste à le conduire, d’une main tendre, dans un champ ou au sommet d’une montagne, puis à l’enterrer, l’égorger ou le brûler vif en offrande à un Dieu invisible. L’idée selon laquelle Jésus-Christ est mort pour nos péchés et que sa mort constitue une expiation réussie destinée à apaiser un Dieu « aimant » est un héritage direct et sans fard des saignées superstitieuses qui ont tourmenté des peuples désorientés tout au long de l’histoire.
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