Progrès

Exploration critique de l’idée de progrès dans ses dimensions technologique, morale, sociale et politique. Ce tag interroge la croyance moderne en un perfectionnement linéaire et inéluctable de l’humanité, tout en examinant ses promesses, ses ambiguïtés et ses limites. Il rassemble des analyses sur les penseurs qui ont questionné la foi aveugle dans la technique, le progrès moral supposé automatique ou l’idéologie progressiste, sans exclure les apports réels des avancées humaines ni les débats sur ce que pourrait être un progrès mesuré, réaliste et orienté.

Articles

Famille rangeant des courses dans le réfrigérateur.

Le vrai progrès : une perspective libérale sur les transformations matérielles depuis 1800

Dans un monde saturé de discours sur le « progrès social » et les conquêtes égalitaristes, il est temps de recentrer le débat sur ce qui compte vraiment : les avancées objectives qui élèvent l’humanité toute entière, sans artifice redistributif. Adoptons une définition restrictive et rigoureuse du progrès – une amélioration…

Livres

Couverture du livre "Le Progrès ou l'opium de l'histoire" de Robert Redeker.

Le Progrès ou l’opium de l’histoire

de Robert Redeker
2004
Rémi Soulié propose dans cet essai une réflexion critique sur le mythe du Progrès comme religion séculière de la modernité occidentale. Contre l'idéologie progressiste qui postule une marche irréversible de l'humanité vers le meilleur, l'auteur mobilise la philosophie, l'histoire et la littérature pour démonter les présupposés qui fondent cette croyance. Soulié identifie dans le mythe du progrès une forme d'opium philosophique : il anesthésie la conscience critique en promettant une téléologie rassurante, en rendant acceptable le présent au nom d'un avenir meilleur toujours différé. Comme l'opium religieux dénoncé par Marx, le progressisme fonctionne comme consolation et justification de l'ordre établi. L'essai retrace les origines de cette foi progressiste — Condorcet, Hegel, Comte — et analyse comment elle s'est imposée comme évidence indiscutable, rendant toute réserve suspecte de réaction ou d'obscurantisme. Soulié défend une position qui n'est ni nostalgique ni réactionnaire mais critique : il s'agit de penser le temps autrement que selon le schéma linéaire du progrès continu. L'auteur convoque les grandes voix dissidentes — Baudelaire, Péguy, Bernanos — qui ont résisté à cette métaphysique de l'avenir radieux pour défendre une vision plus complexe et plus tragique de la condition humaine.
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