Festivus festivus
de Philippe Muray
2005
Un dialogue incisif explorant selon l'auteur la montée d'une nouvelle figure sociale, Festivus festivus, qui incarne une modernité obsédée par la fête et le divertissement. Philippe Muray y dénonce la disparition de la vie privée et l'émergence d'un contrôle social volontaire déguisé en progrès libérateur. L'auteur critique vivement l'égalitarisme radical et la judiciarisation des rapports humains, qu'il perçoit comme une régression vers un infantilisme généralisé. Selon lui, cette culture contemporaine cherche à éradiquer les différences sexuelles et l'histoire pour imposer une transparence absolue et démoniaque. Les sources soulignent également le mépris des élites pour le monde réel, préférant une existence virtuelle et fusionnelle libérée de toute complexité. Enfin, le texte suggère que seul le rire rabelaisien peut offrir une résistance face à cette uniformisation nihiliste du monde moderne.