J’imagine, dans un futur pas si lointain, Viktorovitch, vieux monsieur agenouillé, attendant le coup d’épée qui détachera sa tête, suite à un procès expéditif pour blasphème. Ébahi, il n’aurait toujours rien compris depuis le début au sujet de cette secte mortifère. Bien entendu, cela pourrait tout aussi bien être pour son origine juive ou sa sexualité non conforme. On est ici face à un cas extrême d’islamo-gauchisme, où les discours sur le « racisme » masquent une question qui n’a jamais porté que sur la religion. Une religion dont, à n’en pas douter, Viktorovitch se tient aussi éloigné que possible. Il n’a sans doute jamais ouvert le Coran, par peur de ce qu’il pourrait y découvrir.
Bon je vous résume: la vidéo dénonce des propos tenus par le philosophe Pierre Manent au Club Figaro, où il affirme qu’il faudrait « prendre des décisions concernant le nombre de musulmans en Europe », car leur part « ne peut pas croître indéfiniment » sans conduire à des « drames ». Il laisse entendre qu’un nombre significatif serait potentiellement dangereux et leur reproche un manque de « civilité ».
Viktorovitch juge ces déclarations gravissimes : elles reposent sur des préjugés racistes, ne reposent sur aucun argument explicite, et laissent planer l’idée que l’augmentation du nombre de musulmans mènerait automatiquement au terrorisme. Surtout, venant d’un intellectuel respecté, elles normalisent l’idée qu’on pourrait restreindre la liberté religieuse de citoyens français ou européens — une logique qui, poussée jusqu’au bout, rappelle des politiques d’exclusion ou de persécution. Et donc, selon lui, le fait qu’un universitaire de renom légitime de telles idées marque un glissement inquiétant vers une banalisation de thèses relevant du fascisme.
Une question simple, une réponse évidente
La question est vite répondue : qui a envie de vivre dans un pays où plus de 50 % des habitants croient à de telles fariboles dangereuses ? L’Islam, par sa nature, déteste la contradiction. À partir du moment où les musulmans deviennent nombreux quelque part, ils cherchent à étouffer tout discours critiquant leur dogme. Et lorsqu’ils deviennent majoritaires, ils imposent la Sharia, avec tout ce que cela implique : condamnations à mort pour apostasie ou blasphème, oppression des minorités, et restriction des libertés fondamentales.
Viktorovitch, fidèle à lui-même, réagirait à ces réflexions par les poncifs habituels sur l’Islam. Tergiversations des imams, reprises à l’aveugle par les gauchistes… Sa rhétorique est prévisible et désespérément vide.
Abrogation et interprétation
Le Coran contient des énoncés contradictoires, ce qui pose problème puisque ce texte est censé être la parole immuable d’Allah. D’un côté, certains versets semblent promouvoir la liberté de croyance, mais d’un autre, d’autres prescrivent la mort pour l’apostasie ou le blasphème. Cette incohérence est souvent expliquée par le concept d’abrogation, selon lequel certains versets annulent ou remplacent d’autres.
Les versets révélés au début, à La Mecque, souvent plus pacifiques car l’Islam était alors minoritaire, sont remplacés par ceux révélés à Médine, quand l’Islam était en pleine conquête. Ces derniers sont nettement plus violents et restrictifs. Le concept d’abrogation devient donc contre-productif : il implique que les versets les plus récents, donc les plus violents, sont ceux qui s’appliquent encore aujourd’hui.
Pour contourner cette difficulté, certains musulmans se rabattent sur l’interprétation et la contextualisation historique. Mais cela pose une autre question : si le Coran est la parole divine, pourquoi ses prescriptions ne s’appliqueraient-elles qu’au contexte historique de l’Arabie du 7ème siècle ? Un Dieu omniscient n’aurait-il pas anticipé les contradictions apparentes dans ses révélations ?
L’aveuglement gauchiste
Les gauchistes, comme Viktorovitch, refusent de voir la réalité en face. Ils réduisent toute critique de l’Islam à du « racisme », comme si une idéologie était équivalente à une appartenance ethnique. Ils ignorent systématiquement les faits : les pays à majorité musulmane sont ceux où les libertés individuelles sont les plus réprimées.
Quand on leur oppose des arguments, ils répondent par des accusations ou des diversions : « L’Islam est une religion de paix, ce sont des extrémistes qui déforment le message ! » Pourtant, ces « extrémistes » ne font que suivre les textes littéralement. La modération pour un Musulman repose sur une lecture subjective et éloignée des textes eux-mêmes.
Viktorovitch symbolise l’aveuglement collectif d’une partie des élites occidentales. Refusant de se confronter à la réalité des idéologies qu’elles protègent, elles se précipitent vers un chaos qu’elles n’ont pas vu venir. La liberté d’expression, les droits des minorités, la sécurité des individus… Tout cela risque d’être sacrifié sur l’autel d’un multiculturalisme mal compris et d’une peur irrationnelle d’être accusé de discrimination.
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