Je ne me vanterais ni d’etre un admirateur de Maitre Eckhart, ni d’avoir compris les courts sermons de ce dominicain allemand, théologien et mystique du XIVe siècle, mais j’ai toujours aimé ce concept de détachement et d’une certaine manière l’ai interprété à ma manière, et au final bien différemment. Maitre Eckhart était un pretre catholique, au delà du fervent croyant, il cherchait avec son détachement à s’oublier lui-meme pour se fondre dans son idée de Dieu. Comme dans le stoicisme, le bouddhisme ou l’hindouisme, il faut du divin pour que le mysticisme chrétien ait un sens, ou du moins soit assez flou et illuminé pour donner l’impression d’en avoir un. Se détacher des biens matériels, des émotions, et même des images ou idées de Dieu, lâcher prise, une forme d’abnégation spirituelle où l’âme se vide de tout, condition pour que Dieu puisse y naître.

Ça ne risquait pas de me faire croire, mais ça reste beau dans l’esprit. Ça permet d’éviter de considérer l’absurdité du monde.

Lorsque je prêche, je parle habituellement de détachement et je dis qu’un homme devrait être vide de lui-même et de toutes choses ; et ensuite, qu’il devrait être reconstruit dans la simple bonté que Dieu est ; et troisièmement, qu’il devrait considérer la grande noblesse que Dieu a établie dans l’âme, de sorte qu’à travers elle, l’homme puisse merveilleusement atteindre Dieu ; et quatrièmement, de la pureté de la nature divine.

Du détachement de Maitre Eckhart

Discussion membre

Discussion et réponses

Connectez-vous pour lire la discussion membre et participer à la conversation autour de ce contenu.

Conversation réservée aux membres

La discussion autour de ce contenu est réservée aux membres connectés. Utilisez l'accès par e-mail sans mot de passe pour lire le fil et publier votre réponse.

Se connecter pour participer