La prochaine élection présidentielle française aura lieu dans dix mois. Pour certains, c’est l’élection de la dernière chance, pour éviter le pire, soit continuer dans le macronisme, ou horreur, se retrouver avec un gouvernement de gauche radicale. Pour d’autres, il ne sert à rien de voter, ils préfèrent rêver à des alternatives improbables, un homme providentiel ou un retournement de situation.

À ce stade, il est inutile de rêver à un changement de régime ou à une alternative hors cadre démocratique : nous sommes dans le système tel qu’il est, avec ses contraintes et ses échéances. Devant un choix cornélien auquel réfléchir dès aujourd’hui, il convient de prendre ses responsabilités.

I. Contexte général de l’élection

Nous sommes en juin 2026. À moins d’un an du scrutin d’avril 2027, le paysage politique français semble figé dans une trajectoire inéluctable. Les sondages d’intentions de vote pour le premier tour placent systématiquement Jordan Bardella largement en tête, oscillant entre 32 % et 36 % (parfois plus). Sa présence au second tour n’est plus une hypothèse, c’est une quasi-certitude mathématique.

Face à cette dynamique, l’illusion d’un candidat « surprise » capable de surgir au dernier moment pour bousculer l’échiquier s’effondre devant la réalité logistique et politique : obtenir les 500 signatures de parrainages requises est devenu un verrou infranchissable pour quiconque n’est pas solidement ancré dans l’appareil d’un parti d’envergure. Le décor est planté, les options sont limitées.

II. L’enjeu majeur : éviter le pire

Pour beaucoup d’électeurs de droite, le véritable moteur de cette élection n’est pas l’adhésion enthousiaste, mais la peur légitime du chaos. Le risque de voir Jean-Luc Mélenchon se qualifier pour le second tour est réel. Je suis entouré d’assez de connaissances, de proches memes, dont des membres de ma famille, ancrés à gauche, je mesure la force d’inertie de cet électorat.

Le « danger Mélenchon » ne relève pas de la simple opposition politique ; il porte en lui le spectre d’une insurrection islamiste et d’une déconstruction civilisationnelle. À bien des égards, la France de 2026 semble glisser lentement vers le scénario prophétique décrit par Michel Houellebecq dans Soumission.

Dans ce roman publié en 2015, Houellebecq imagine une France de 2022 où un parti islamiste « modéré » arrive au pouvoir par les élections, par un processus froid de soumission des élites et des institutions, profitant de la fatigue civilisationnelle et du vide spirituel du pays. Si nous n’en sommes pas encore exactement là, on observe clairement que Mélenchon est désormais le personnage le plus ancien de son propre parti (75 ans). Derrière lui se préparent à surgir des remplaçants encore plus radicaux, prêts à aller plus loin dans la destruction de la France historique.

Face à cette menace existentielle, la priorité absolue est d’ériger un barrage pragmatique.

III. Analyse des scénarios de second tour

Aborder les scénarios de second tour à dix mois de l’échéance oblige à un constat amer : notre démocratie semble désormais dictée par les instituts de sondage. Cette « sondocratie » permanente, qui fige les dynamiques avant même le début officiel de la campagne, participe grandement à la décédibilisation des institutions. Elle transforme un choix de destin national en un produit marketing programmé à l’avance.

Pourtant, au-delà du cynisme qu’inspire cette mise en scène médiatique, force est de constater que l’analyse purement politique mène exactement aux mêmes conclusions que les instituts. Sondages ou pas, l’horizon est bouché et aucun autre cas de figure réaliste ne se dessine. L’échiquier politique actuel est si polarisé qu’il valide, presque malgré nous, le script écrit par les statisticiens.

Les projections actuelles dessinent une configuration claire où Jordan Bardella s’impose comme le pivot du second tour. Voici l’état des rapports de force :

Duel de second tourPosition de Jordan BardellaEstimations actuelles
Bardella vs Édouard PhilippeScénario le plus probable, issue très incertaine48-49% vs 51-52% (ou inversement selon les instituts)
Bardella vs Gabriel AttalBardella largement favori~55-57 % vs 43-45 %
Bardella vs Raphaël GlucksmannBardella favori confortable~57-59 % vs 41-43 %
Bardella vs Jean-Luc MélenchonBardella écrase le scrutin68-71 % vs 29-32 %

Les autres configurations (face à Bruno Retailleau pour LR, des hurluberlus qui devraient se faire oublier comme de Villepin, ou des figures mineures de gauche comme François Ruffin ou Marine Tondelier) restent hautement improbables ou se solderaient par une victoire facile du RN.

Le seul véritable obstacle apparent sur la route du RN reste Édouard Philippe. J’entends régulièrement des voix affirmer que les médias « à la botte du pouvoir » vont tenter de pousser Gabriel Attal comme nouveau Macron. Je n’y crois pas une seconde. On ne refait pas deux fois le même coup aux Français. Macron en 2017 n’avait pas les casseroles d’Attal aujourd’hui. Et ce dernier cumule le fait d’être trop jeune, juif et homo – ça fait beaucoup pour une grande partie de l’électorat français, même à gauche.

IV. Édouard Philippe : l’illusion du sérieux

Comment expliquer qu’Édouard Philippe, qui a été Premier ministre d’Emmanuel Macron pendant trois ans (2017-2020), soit encore perçu par certains comme un recours crédible ? Un examen lucide de son bilan à Matignon révèle un décalage flagrant entre son image de technocrate sérieux et la réalité de ses actions.

  • Économie : Malgré une baisse en trompe-l’œil du chômage avant la crise sanitaire, sa politique fut celle d’un « macronisme soft ». Les réformes structurelles furent timides, insuffisantes pour enrayer le déclin industriel et la perte de nos marchés à l’export. Surtout, le lancement du « quoi qu’il en coûte » a amorcé une explosion de la dette publique sans aucun gain de productivité en contrepartie.
  • Éducation : Sous sa direction, le niveau scolaire n’a cessé de s’effondrer. Les classements PISA ont confirmé la stagnation et la dégradation continue de l’école républicaine en mathématiques et en lecture, malgré des mesures localisées comme le dédoublement des classes.
  • Justice & Sécurité : Son mandat reste marqué par une répression sélective. D’un côté, une fermeté spectaculaire et brutale face au mouvement social des Gilets jaunes ; de l’autre, un laxisme systémique face à la délinquance de rue, marquée par une hausse continue des violences aux personnes et un fort sentiment d’impunité dans les quartiers.
  • Gestion de la crise Covid : Une gestion jugée rétrospectivement disproportionnée et ruineuse. Faute d’anticipation, le choix d’un confinement généralisé a asphyxié l’économie pour ce que beaucoup considèrent aujourd’hui comme une réponse inadéquate à la létalité réelle du virus chez les moins de 65 ans.
  • Style politique : Édouard Philippe a incarné l’exécutant loyal des volontés jupitériennes de Macron. Il n’a jamais imposé de vision personnelle ni de rupture de droite. Choisir Philippe en 2027 reviendrait, au fond, à voter pour un troisième mandat de facto d’Emmanuel Macron.

Le pire, c’est qu’on se rappelle à peine de ses 3 années et de son action, juste pour vous donner un indice, Bruno Le Maire était Ministre de l’Économie et des Finances, Christophe Castaner à l’Intérieur, Marlène Schiappa (Secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes) et Sibeth Ndiaye (Porte-paroles du gouvernement) ont été des figures ultra-médiatiques et clivantes de cette équipe.

Quant au départ d’Édouard Philippe du gouvernement Macron en 2020, qui pourra en donner une raison valable? Ça semble inexplicable aujourd’hui. Macron voulait juste changer, et il choisira Jean Castex pour cela.

Au fond, quelle différence rétrospectivement entre Édouard Philippe et Jean Castex ? Ces profils étaient bien trop mous pour changer quoi que ce soit au déclin structurel du pays. Le seul point marquant d’Édouard Philippe est de revenir aujourd’hui métamorphosé, ayant pris vingt ans en apparence. Sa transformation physique – l’alopécie et le vitiligo ayant effacé ses traits d’autrefois – offre le spectacle saisissant d’un homme que l’exercice du pouvoir semble avoir détruit. Il a l’air fatigué. On en viendrait presque à éprouver une forme de pitié instinctive. Dès lors, une question se pose : si trois ans à Matignon l’ont ainsi marqué, comment peut-il vouloir replonger dans la lessiveuse de l’Élysée (Macron aussi a pris un sacré coup de vieux) ? Ce choix relève d’une obstination qui interroge sur la lucidité du personnage.

V. Recherche d’une alternative crédible à droite

Une fois le bilan des macronistes dressé, le choix se réduit à une alternative binaire et brutale : le Rassemblement National ou un « caporal de Macron » comme Édouard Philippe. C’est ici que surgit le doute le plus profond, car l’alternative nationale repose presque entièrement sur les épaules de Jordan Bardella, qui aura à peine 31 ans lors du scrutin de 2027.

Certes, son ascension est fulgurante et son CV électoral est indéniable :

  • Conseiller régional d’Île-de-France depuis 2015, un mandat qu’il a décroché à seulement 20 ans.
  • Député européen depuis 2019, réélu triomphalement à la tête de sa liste.
  • Président du Rassemblement National depuis 2022, plébiscité par les adhérents avec près de 85 % des voix face à Louis Aliot.

Pourtant, malgré cette précocité et ces succès partisans, cela paraît léger pour assumer la charge suprême de l’État. Pour un électeur habitué aux standards de la Vème République, l’absence totale d’expérience exécutive concrète constitue un saut dans le vide institutionnel. Bardella n’a jamais géré une mairie d’envergure, n’a jamais présidé un exécutif local et n’a jamais frotté son ambition à l’exercice d’un ministère. Sa stature actuelle est celle d’un tribun et d’un communicant, pas celle d’un homme d’État.

Plus inquiétant encore, son entourage paraît également léger. Le grand drame du RN reste sa pénurie historique de hauts fonctionnaires, de grands économistes et de juristes de premier plan capables de structurer un appareil gouvernemental solide. La galaxie Bardella est essentiellement composée de jeunes apparatchiks et de techniciens de la communication politique. S’ils excellent dans l’art de mener des campagnes et de saturer l’espace médiatique, ils manquent cruellement de culture d’État.

En cas d’arrivée au pouvoir, un président de 31 ans sans expérience, entouré d’une équipe si jeune, s’exposerait au risque réel d’être paralysé ou totalement manipulé par les structures de la haute administration française. Le « deep state », les « mandarins » de Bercy ou de la Place Beauvau n’auraient aucun mal à neutraliser ces exécutifs novices.

C’est précisément ce déficit de substance institutionnelle et humaine qui empêche Bardella d’incarner pleinement ce candidat idéal, ce « Zemmour 2.0 » tant espéré par la droite de conviction : un leader qui combinerait la clarté doctrinale et la ligne civilisationnelle de Reconquête (immigration, identité, anti-woke, critique frontale de l’islam) avec l’épaisseur et les réseaux d’un grand serviteur de l’État. Faute d’une telle figure, le vote RN demeure un choix par défaut, teinté d’une réelle inquiétude.

Mais quel autre candidat dans l’espace de la droite nationale et civilisationnelle ?

L’évaluation des forces en présence montre qu’aucun profil ne coche toutes les cases :

  • Philippe de Villiers : Désormais surtout essayiste et présentateur télé, il peut séduire par son charisme de tribun hors-système et sa vision historique. mais il ne fédère que les souverainistes, son âge (77 ans en 2027) et son ancrage perçu comme trop régional (« Vendée ») bloquent son potentiel électoral sous la barre des 10 %.
  • Marion Maréchal : À 36 ans, elle possède la formation, l’expérience et l’image d’une droite conservatrice et traditionnelle plus « propre ». Cependant, elle s’est désormais éloignée d’Éric Zemmour pour se rapprocher de la dynamique du RN, excluant de fait une candidature dissidente contre Bardella.
  • Sarah Knafo : Énarque, brillante sur le fond et de plus en plus visible médiatiquement, elle incarne le renouvellement technocratique de la droite de conviction. Néanmoins, son association indissociable avec Éric Zemmour limite sa capacité à incarner une alternative pleinement autonome. Et comme Maréchal, elle est à peine plus agée que Bardella.

Éric Zemmour étant politiquement bloqué entre 3 % et 6 % d’intentions de vote, le constat est amer : le candidat idéal, combinant pureté doctrinale et crédibilité institutionnelle, n’existe pas en 2026.

VI. Le problème de l’alliance RN / Reconquête

Pourquoi l’union des droites nationales reste-t-elle impossible ? Le blocage entre le camp Zemmour/Knafo et le RN est profond, mêlant divergences idéologiques et querelles de personnes.

Les points de friction : Éric Zemmour et Sarah Knafo qualifient régulièrement le programme du RN de « socialiste », critiquant son étatisme et son manque de radicalité sur la remigration. En retour, Marine Le Pen nourrit une rancune tenace envers l’équipe de Reconquête, qu’elle accuse d’avoir tenté de la faire perdre en 2022.

Je ne pense pas que ce soit à Reconquete de faire un geste, mais au RN de proposer une alliance, de faire un premier pas, par exemple en garantissant un grand ministère régalien à Sarah Knafo, tandis qu’Éric Zemmour se cantonnerait à un rôle de conseiller de l’ombre.

C’est oublier la stratégie de Jordan Bardella : fort de ses 35 %, il n’a aucun intérêt politique à légitimer ses rivaux les plus radicaux au risque d’abîmer son image « normalisée ». Le RN préfère le modèle d’Éric Ciotti, qui a franchi le pas de l’alliance pragmatique dès 2024 avec son parti l’UDR, décrochant au passage la mairie de Nice en mars 2026. Pour le RN, l’union se fait par absorption, pas par négociation d’égal à égal.

Par ailleurs, la configuration du pouvoir au sein du RN exclut les rôles de second plan pour ses figures tutélaires : Marine Le Pen a d’ores et déjà exclu d’occuper Matignon ou un quelconque ministère en cas de victoire de Bardella. De ce coté là tant mieux.Tant mieux qu’elle ne soit ni candidate, ni ne s’envisage future première ministre. La distribution des ministères resterait donc réservée aux fidèles de la jeune garde (Chenu, Jacobelli, Ciotti); y insérer Sarah Knafo créerait surement une crise interne majeure.

VII. Critique du RN par une partie de la droite

Cette hégémonie électorale du RN cache en réalité un profond malaise au sein de l’intelligentsia et d’une partie de la droite. Malgré des scores stratosphériques dans les sondages, le parti souffre d’un manque criant de relais médiatiques, d’intellectuels organiques et d’influenceurs culturels d’envergure qui assument ouvertement son étiquette. Le RN gagne des voix dans le peuple, mais il peine toujours à convaincre les cercles doctrinaux de son propre camp.

  • Le divorce persistant avec la « réacosphère » : La grande majorité des figures influentes du web patriote et conservateur – à l’image de Papacito et de ses consorts – ont massivement investi leur capital politique dans la campagne d’Éric Zemmour en 2022, séduits par sa radicalité civilisationnelle et sa cohérence idéologique. Aujourd’hui encore, à dix mois de l’échéance de 2027, la plupart des influenceurs de droite maintiennent une distance froide, voire un scepticisme affiché envers Jordan Bardella. Pour une partie non négligeable de cette sphère, la tentation n’est plus à l’union, mais au repli : certains n’hésitent plus à prôner ouvertement l’abstention pour le scrutin à venir.
  • Le procès en « socialisme » économique : Le reproche central fait au RN par cette frange de la droite demeure immuable et viscéral. Ils voient dans le logiciel de Marine Le Pen et Jordan Bardella une hérésie économique. Le programme du parti est jugé trop étatiste, trop axé sur la redistribution sociale, et pour tout dire, franchement « de gauche ».

Pour ces électeurs attachés au libéralisme économique, à la baisse drastique des dépenses publiques et à la valeur travail, le RN commet l’erreur de vouloir séduire l’électorat populaire en copiant les recettes de l’État-providence. Pour eux, voter Bardella, ce n’est pas choisir la rupture, c’est accepter un compromis trop tiède avec le collectivisme français.

VIII. Analyse du programme économique du RN : Socialiste ou interventionniste ?

Pour comprendre ces réticences, il convient de disséquer la matrice économique du RN, qui cherche en réalité un équilibre populiste entre protection sociale et pragmatisme fiscal.

Les deux visages de l’économie selon le RN

[Mesures d'inspiration sociale] <---> [Mesures d'inspiration libérale]
  - Retraite à 60 ans (carrières longues)  - Baisse des impôts de production
  - TVA à 5,5 % sur les énergies            - Choc de simplification administrative
  - Préférence nationale / Protectionnisme  - Lutte contre la fraude & l'immigration

Le programme comporte également un volet de taxation ciblée anti-spéculateurs (remplacement de l’IFI par un impôt sur la fortune financière, taxes sur les superprofits et les rachats d’actions) qui hérisse la droite libérale.

Le Verdict

C’est peut-être exagéré de parle de socialisme pour décrire le programme économique du RN, et il faudra scruter de plus près leur programme réel. Le RN n’est surement pas « socialiste » au sens dogmatique : il ne cherche pas l’abolition du marché ni l’assommoir fiscal généralisé pour les entreprises. Il s’agit plutôt d’un souverainisme interventionniste, hérité du gaullisme social. S’il effraie la droite libérale par son refus d’une baisse drastique des dépenses publiques structurelles, il cherche avant tout à séduire un électorat populaire et les classes moyennes qui se plaignent moins d’être matraqués d’impôts que des problèmes régaliens.

IX. Conclusion : Le choix cornélien

Voter pour Jordan Bardella dès le premier tour en avril 2027 ne relève pas, pour ma part, d’une adhésion doctrinale totale. Je n’ai pas encore définitivement arrêté mon choix, mais il sera forcément cornélien et dicté par le réalisme politique.

Aux dernières élections de 2022, j’ai voté Éric Zemmour au premier tour, mais je me suis abstenu au second, ne prenant pas la peine de voter Marine Le Pen, ça semblait peine perdue et elle ne m’inspirait pas confiance. En 2027, la donne semble différente : il paraît impossible que le RN et Jordan Bardella ne soient pas présents au second tour. A priori, je voterai au premier tour pour le candidat de la droite libérale ou de conviction – potentiellement Éric Zemmour s’il se présente à nouveau. J’espère toutefois que le RN proposera un véritable ralliement ou une alliance avant le scrutin, auquel cas je pourrais voter pour Bardella dès le premier tour.

Au second tour, si le duel oppose Bardella à un candidat macroniste (Philippe, Attal ou autre), je m’abstiendrai probablement. Je refuse de cautionner un troisième mandat macroniste, même par personne interposée. Si le duel oppose Bardella à Mélenchon ou à un candidat de la gauche radicale, le choix deviendra alors un barrage tragique mais nécessaire.

On peut amèrement regretter l’absence d’une véritable union des droites, qui aurait pu sceller l’alliance des forces de Bardella et de Zemmour, de Ciotti et Dupont-Aignan. On peut déplorer les carences économiques d’un programme trop timoré sur la libéralisation de l’économie et le manque de cadres d’envergure au sein du RN.

Cependant, face à la déliquescence de la macronie incarnée par Édouard Philippe et devant le danger civilisationnel majeur que représente le bloc de la gauche radicale, l’abstention systématique est un luxe que nous ne pouvons plus nous permettre. Le soutien contraint à Jordan Bardella s’imposera probablement comme le seul choix pragmatique viable dans de nombreux cas de figure.

La scène grandiose immortalisant le sacre impérial de Napoléon à Notre-Dame en 1804.
La scène grandiose immortalisant le sacre impérial de Napoléon à Notre-Dame en 1804.

Discussion membre

Discussion et réponses

Connectez-vous pour lire la discussion membre et participer à la conversation autour de ce contenu.

Conversation réservée aux membres

La discussion autour de ce contenu est réservée aux membres connectés. Utilisez l'accès par e-mail sans mot de passe pour lire le fil et publier votre réponse.

Se connecter pour participer